‹ Une nièce de MazarinChapitre 30 sur 113 · CHAPITRE PREMIER. :î · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. :î

m'est mille fois plus chère que la vie. Adieu, mon tout, je vous embrasse de tout mon cœur et je vous conjure de m'aimer autant que je vous aime.

Ea Grange, 0 juin KioîJ.

Quoiqu'il n'y ait qu'un moment que je viens de vous écrire, je ne veux point laisser partir le sieur Lobe, mon médecin, que j'envoie auprès de vous pour avoir soin de votre santé jusqu'à ce qu'il en vienne un de Paris pour vous, sans vous dire, mon cher enfant, que je vous aime de tout mon cœur et que rien n'est ég'al à l'amour et à la tendresse que j'ai pour mon aimable enfant. Ayez la bonté de me faire savoir souvent de vos nouvelles et ayez bien soin de vous conserver pour l'amour de votre pauvre femme qui a une impatience extrême de vous revoir. Bonsoir, mon tout : je suis plus à vous qu'à moi-même. Je vous conjure de m'aimer et d'être assuré que rien ne peut jamais ég-aler l'amour que j'ai pour mon cher enfant que j'embrasse un million de fois.

La Grange, 10 juin 1 600.

Je suis en une extrême impatience de recevoir de vos nouvelles , n'en ayant point eues depuis quatre jours. J'ai ai un si gTand mal de tête de n'avoir pu dormir toute la nuit que vous vous contenterez que cette lettre ne soil point long-ue : elle

VOUS assurera, mon très-cher enfant, que je vous aime bien tendrement, et que j'ai une furieuse impatience de vous revoir; mon cher amour, revenez le plus tôt qu'il vous sera possible, tout de bon je ne saurois plus vivre privée de mon aimable enfant que j'aime et que j'aimerai jusqu'au dernier soupir mille fois plus que moi-même. Adieu, mon tout, si vous m'aimez ayez bien soin de votre santé. Je vous embrasse de tout mon cœur et; je vous conjure d'aimer votre chère enfant.

La Grange, 19 juin 1655, à 10 heures du matin.

Mon cher amour, je ne vous écrirai que trois lig-nes parce que je me trouve un peu mal. J'eus avant-hier une fièvre de rhume, mais je n'en ai point aujourd'hui et je me porte assez bien. Que cela ne vous mette point en peine, car ce n'est rien. Je ferai tout ce que l'on voudra pour avoir bientôt une parfaite santé, puisque je veux vivre pour mon cher mari et pour l'aimer avec un amour le plus g'rand et le plus véritable qui fût jamais. Mon adorable enfant, j'ai une impatience extrême de vous revoir et de vous embrasser un million de fois. Vous faites toute ma joie, vous êtes mon amour, tout mon bien et tout ce que j'ai de cher au monde. Je vous aime bien tendrement, mon aimable enfant, je suis toute à vous : aimez-moi si vous voulez que je vive et croyez que je meurs d'amour pour mon cher et adorable mari que j'embrasse de tout

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