‹ Une nièce de MazarinChapitre 32 sur 113 · CHAPITRE PREMIER. (il · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. (il

cher mari et une si gTande tendresse que rien ne la peut ég'aier quel'impatienee que j'aide le revoir : j'en meurs d'envie, mon cher enfant. Mandez-moi quand vous croyez que j'aurai cette joie et ayez un peu d'impatience de voir votre chère femme qui vous aime tant et si tendrement. Au reste, je ne puis assez vous dire quel soin a eu de moi depuis que je me suis trouvée mal, M. Esprit, et, comme je crois que c'est pour l'amour de vous, je vous supplie de vouloir bien le remercier. Le Gag'neur partira dans deux jours pour aller auprès de vous : je lui envie bien le bonheur qu'il aura. Adieu, mon tout, je vous embrasse un million de fois et de tout mon cœur. Aimez bien votre chère enfant qui meurt d'amour pour son cher mari.

La Grange, 17 juin 1(133.

Quoiqu'il n'y ait que quatre heures que je vous ai écrit, je ne veux point perdre d'occasion de vous dire, mon' cher enfant, que je meurs d'amour pour vous et que l'impatience que j'ai de vous embrasser est extrême. Dès les moments que Gastilion sera pris, je vous conjure de m'envoyer dire que vous vous portez bien et que vous viendrez bientôt voir la personne du monde qui vous aime le plus tendrement. Si vous m'aimez, ayez bien soin devons conserver pour l'amour de moi, puisque votre santé m'est mille fois plus précieuse que la mienne. Adieu, mon cher amour, je suis toute à vous : con-

servez -moi voLie amitié, elle fait tout le bonheur de ma vie, et soyez assuré que je vous aimerai jusqu'à la mort avec un amour le plus g-rand et le plus véritable qui fut jamais. Mon aimable enfant, je vous embrasse du meilleur de mon cœur. Au reste, je vous supplie de vous souvenir que vous m'avez promis, s'il vient à vaquer une compag^nie dans votre régiment , de la donner au fils de la Rivière. M. Esprit me dit que cela me fait mal d'écrire après souper, c'est pourquoi vous vous en prendrez à lui si ma lettre n'est pas plus long-ue. Je finis en vous assurant que je vous aime de tout mon cœur. Adieu, mon tout.

La Grauge, 17 juin 16oo.

J'ai reçu deux de vos lettres aujourd'hui : je vous laisse à penser si elles me sont chères et si les marques que vous me donnez de votre amitié me touchent sensiblement , étant assuré comme vous êtes que vous faites tout mon bonheur. Oui, mon cher amour, vous êtes toute ma joie et tout mon bien, et je n'en puis jamais avoir qui ne me vienne de mon aimable enfant que j aime éperdument et avec une tendresse furieuse. Mais il me semble, mon cher et aimable enfant, que je ne vous témoig*ne pas assez le violent amour (|uc j'ai pour vous. Mais si vous m'aimez, mon tout, dites-moi ce qu'il faut faire pour vous en donner de véritables marques, et vous connoîtrez par les preuves

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