‹ Une nièce de MazarinChapitre 71 sur 113 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

de mes affaires à l'abandon comme un homme qui a perdu pied dans un g*rand fleuve.

Paris, 4 juin l(j58 '.

J'ai besoin d'rtre dans une g*rande connoissance de mon inutilité surtout à cette heure où la piété commence à être applaudie en moi ; car pour peu de chose je me crois souvent un g-rand personnag*e. Je n'ai jamais osé aller à l'Hôtel-Dieu, comme vous me l'aviez ordonné, mais seulement aux Incurables, étant un hôpital plus reculé et plus propre. Encore n'y ai-je été que trois fois depuis quatre mois.

Ruel, 2 juillet 16o9.

Nous sommes ici depuis samedi pour prendre un peu l'air ; de là nous nous en allons trouver la cour à Fontainebleau, et de là en Guyenne. Je suis mal ici, mais assez tranquille pourtant.

Paris, 28 décembre (1659).

Les chemins d'aller à mon g-ouvernement s'aplanissent tous les jours du côté de M. le cardinal, et je me persuade tous les jours de la nécessité qu'il y a que j'y aille. Je me croirois bien heureux de

' II avait eu pour directeur, à Paris, le P. Coustier, le P. Ciron étant retenu à Toulouse.

144 LA PRINCESSE DE CONTl.

mourir dans le travail et dans la réparation actuelle des injures faites à Dieu par ma malice.

... Ma femme s'avance fort et par une voie de peines qui me paroît fort extraordinaire. Je crois qu'elle vous le mande.

Aix, 24 février (1(360).

Je vous écris pour vous dire que l'affaire du g'ouvernement de Lang-uedoc est tout à fait finie en ma faveur, dont je ne crois pas que vous soyez fort marri. Car du reste je suis si accablé que je n'en puis plus. Pour d'intérieur, je n'en ai pas plus qu'un chien, et des sottises, j'en suis tout pétri.

Paris, 4 mars 1660.

Avec tout cela je tremble et je tâche après de me relever, et puis je retombe et il me semble que je ne fais que cela.

Le prince employait toute son influence à servir la cause à laquelle il s'était véritablement consacré. Il maintint de la sorte jusqu'en 1 660 la confrérie du Saint- Sacrement, dont il faisait partie avec toutes les notabilités du Jansénisme, mais son pouvoir ne put, après trois années de luttes, triompher de l'insistance du Parlement, qui avait rendu un arrêt de suppression. Hors de là le prince ne semble avoir songé à utiliser sa position que pour faire rentrer sa sœur en grâce. Nous avons vu

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