‹ Une nièce de MazarinChapitre 82 sur 113 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

démolira au contrairo solidement attachée. Elle désapprouva hautement ceux de ses officiers qui , comme Moriii et Mongelis, s'empressèrent de faire savoir à la cour la fin édifiante du défunt au point do vue du catholicisme ; elle blâma plus vivement encore le cordelier qui prononça Toraison funèbre à Pézenas et y parla de cet incident, et elle dépêcha un courrier au père Cueillans qui devait remplir la même mission à Montpellier pour lui défendre formellement de mentionner le retour du prince à Tlilglise. La princesse regagna Paris aussitôt après avoir rendu les derniers devoirs à son époux et mis ordre à ses affaires ; elle s'attacha plus fortement que jamais à sa belle-sœur qui ressentit un violent chagrin de la mort de son frère : « Je vous avoue, écrit-elle à M""" de Sablé, que cette douleur et par elle et par ses circonstances est si pénétrante pour moi que j'en suis tout-à-fait renversée. » Celle-ci venait d'apprendre que le marquis de Sourdis se proposait de faire imprimer le traité du Devoir des grands en y joignant une préface, et elle pria instamment le marquis de renoncer à cette publication , se proposant elle-même de l'éditer avec « mille autres ouvrages de son frère ». Elle voulait certainement par ce moyen combattre l'effet produit par la conversion du prince et faire voir au public combien au contraire il était fermement attaché aux doctrines jansénistes. Elle ne réussit pas cependant, et le traité parut en 1667, malgré ses efforts, au nom de la princesse, quoique sans son assentiment, avec un privilège accordé à M. du Vigan, gouverneur des pages du défunt.

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