LA MAISON DK FRANCE
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1861 — Languedoc (comté (le Toulouse), le roi (le France le possédait dès 1271, mais comme comte de Toulouse.
1369 — Limousin, conquis, possédé depuis parles maisons de Blois et d’Albret, réunis par Henri IV en 1589.
1453 — Guyenne et Gascogne, par conquête, déjà possédés par Louis VII de 1137 à 1152.
1177 — Bourgogne, Ponthieu et Boulonnais, par héritage.
1481 — Provence, par héritage; l’édit de réunion est de 1480.
1498 — Orléans et Valois, par l’avénement de Louis XII (possédés par les premiers Capétiens mais donnés plusieurs fois en apanage).
1514 — Bretagne, à la mort d’Anne de Bretagne.
1526 — Alençon et Perche, par reversion.
1531 — Bourbonnais, Marche, Dauphiné d'Auvergne, Forez et Beaujolais, par confiscation (séquestrés dès 1523).
1589 — Navarre, comtés de Foix et d'Albret, Béarn, Armagnac et Périgord, par l’avénement de Henri IV.
1601 — Bresse, Bugey, Valromey, Gex, en échange du marquisat de Saluces.
1642 — Roussillon, par conquête. (La France l’avait déjà possédé de 1462 à 1493).
| 1648 — Alsace, par conquête, puis par traité.
1665 — Nivernois, par reversion après la mort de Charles III de Gonzague, duc de Mantoue.
1668 — Flandre, par conquête, puis par traité.
1678 — Franche-Comté (conquis dès 1668, confirmé par le traité de Nimègue, 1778).
1766 — Lorraine et Barrois, héritage à la mort du roi Stanislas.
1768 — Corse achetée aux Génois.
1791 — Comtat Venaissin, Avignon, par décret de l’Assemldée nationale.
1830 — Algérie, par conquête.
US ni; PASSÉ KT DK L’A VENIR I)E LA FRANCK 1860 — Nice et la Savoie, par traité *.
Et tandis que s’accroissait ainsi le royaume de France, Louis le Gros ouvrait une ère nouvelle ; tout en luttant contre l’Angleterre et la féodalité, il émancipait les communes; saint Louis, cette pure et noble représentation de la royauté chrétienne, ne jugeait pas seulement sous le chêne de Vincennes, mais il était choisi par les souverains de l’Europe comme arbitre de leurs différents et il disait à son fils: « Beau fils, je te prie que tu te fasses aimer du peuple de ton royaume ; car vraiment j’aimerais mieux qu’un Écossais vint d’Écosse et gouvernât le peuple bien et loyalement, que si tu gouvernais mal au vu de tous s . » Le magnifique mouvement des croisades faisait sortir les peuples de leur isolement, il commençait leur fusion , il mettait l’Orient en relation avec l'Occident et donnait à la valeur française de telles occasions de se signaler, que le nom de Francs était pris par tous les Européens, que les infidèles nous accordaient le protectorat des chrétiens, soumis à leurs lois, et que, jusqu’en 1830, le pavillon français avait seul le privilège de flotter sur les rives du Bosphore ; Duguesclin, Jeanne d’Arc, Dunois, La Trémoille et tant d’autres, donnaient au monde le plus éclatant exemple du patriotisme et de la bravoure ; François 1 er combattait à outrance la monarchie universelle de Charles-Quint, et s’il était vaincu et prisonnier à Pavie il pouvait du moins s’écrier : « Tout est perdu fors l’honneur. » — Henri IV, qui fut peut-être le plus
1 M. de liirardin constatait dans La Liberté , au mois de mars 1867, que l’acquisition de ces deux provinces avait été faite au prix d’un emprunt de cinq cents millions, de tout le sang français versé en Italie, de l'unification de l’Italie, de l’unification allemande, et de la réorganisation de notre armée ; M. de Oirardin aurait à ajouter aujourd’hui, tous les désastres et toules les ruines de la guerre, de l’invasion allemande et la perle de l’Alsace et de la Lorraine.
* Joinville, Histoire de saint Louis.