‹ Une nouvelle figure du mondeChapitre 20 sur 36 · II. — Les lois physiques et le tenseur énergie · texte numérisé non relu

II. — Les lois physiques et le tenseur énergie

Le lecteur a remarqué que je n'ai pas eu à faire intervenir le tenseur énergie dont j'ai parlé au début du paragraphe précédent. C'est que l'expression de la loi de Schwarzschild ne le comporte pas. Ce savant a pu partir de l'expression

G^v == o qui correspond à la loi de Laplace A? = o par un point attiré distinct des points attirants. Dans le cas d'une distribution continue de matière, c'est la loi de Poisson qui intervient A<p = — 4^5 et le tenseur énergie provient de cette modification. G,x, au lieu de s'annuler est alors un tenseur exprimant la capacité et l'état de mouvement d'un milieu au point considéré. C'est en partant de l'expression de ce tenseur

G,*, — 8x ( T\lv — -g{,J \,

qu'Einstein est parvenu à mettre sous la forme tensorielle intrinsèque la plus générale les lois physiques.

Nous avons déjà montré dans le chapitre quatrième que la masse et l'énergie sont assimilables. Le passage du système newtonien, fondé sur le principe de la conservation de la quantité de mouvement et de la masse, au système einsteinien, nécessite la généralisation de ce principe à la conservation de l'énergie. Ce principe de conservation de l'énergie exprimé dans les équations générales de l'hydrodynamique et de la théorie des gaz a pu être d'abord transformé en équations tensorielles et ensuite déduit de la loi de gravitation ; on retrouve par ce mode l'ensemble des quatre relations identiques dont nous avons parlé à propos des dix équations d'Einstein.

Appliquant ce même principe, démontré général comme on vient de le voir, au cas des échanges entre systèmes matériels et électromagnétiques, Einstein met également sous forme tensorielle les lois de l'électromagnétisme. Nous apprenons ainsi l'intervention de la gravitation dans les phénomènes de cette nature.

Je ne m'étendrai pas davantage sur ce sujet ; le lecteur se rend compte du fait que la preuve de la parfaite logique de l'œuvre einsteinienne apparaît définitivement assurée.

Il me reste à parler des expériences qui ont conféré aux théories de la relativité leur caractère de fécondité et la séduisante apparence de la vérité.

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