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6° Suture du périoste par quelques points en « X » et fixation de la tête par un point d’appui au catgut, lentement résorbable, qui prendra les tissus de la base de la deuxième phalange près de la face plantaire, et les tissus du col du métatarsien plus près de la face dorsale. Cet artifice aide à réduire la déformation suivant l’axe du métatarsien. Suture de la peau aux crins.
Cette opération est simple à exécuter et rapide. Nous ne nous sommes heurté qu’à une seule difficulté : la bascule de la tête en dedans. La tête est petite, souvent peu résistante ; il faut la saisir sans l’écraser.
Pour cela, aussitôt la peau incisée, nous décollons ses bords pour bien dégager l’articulation. Nous commençons, comme il a été indiqué, par la taille de la diaphyse qui donne du jour sur la tête. La pince de Museux est l’instrument qui nous a paru le plus pratique pour saisir la tête. Nous évitons habituellement d'ouvrir l'articulation ; au cas où malgré les précautions indiquées la luxation en dedans de la tête paraissait difficile une incision longitudinale de la capsule faciliterait la manœuvre, sa reconstitution se ferait par quelques points de suture.
Nous avons toujours abordé la tête par une incision interne ; on pourrait tout aussi bien employer une incision dorsale, la tête serait plus facilement luxée en portant l’orteil en flexion. Pour l’évidement de la
tête, notre Maître, M. Louis Bazy, employait la mèche de Doyen et obtenait ainsi un évidement très régulier. Nous avons généralement employé une branche de ciseaux ou une simple curette, ces instruments nous paraissant moins traumatisants.
Dans les cas où la radio nous montre un allongement très sensible de la tige cunéo-métatarsienne, il nous paraît préférable de sectionner d’emblée une rondelle diaphysaire proportionnée au degré d’allongement.
La diaphyse est difficile à tailler régulièrement : l'os étant la plupart du temps très friable ; le tissu spongieux forme une pointe peu résistante.'Il nous a paru préférable au cours des dernières interventions pratiquées de grignoter l’os aux dépens de sa face dorsale et de tailler la pointe au niveau de sa face plantaire. Ce procédé a l'avantage, l’emboitement une fois réalisé, d’exagérer la concavité plantaire du premier métatarsien et la saillie de sa tête.
Soins post-opératoires.
Nous faisons habituellement un simple pansement en plaçant un tampon entre le premier et le deuxième orteils pour maintenir la correction. Une radio est faite vers le troisième ou quatrième jour; au cas où la correction apparaîtrait à ce moment imparfaite, un appareil plâtré pourrait l'améliorer. La durée de l’immobilisation sera de 25 à 30 jours, temps de con-
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solidation d’une fracture métatarsienne. A partir de ce moment, le malade peut marcher et très rapidement son pied devient absolument indolent.
Chez les gens âgés, et lorsqu'un seul côté a été opéré, on appliquera une atelle plâtrée faite de deux bandes de 10 cm. prenant uniquement l’avant-pied. Cet appareil très simple permettra à ces malades de se lever dès le troisième ou quatrième jour et de marcher en talonnant.
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