‹ Une nuit de Gustave Wasa, ou, Le batelier suédoisChapitre 4 sur 31 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Tous les matins ma douce amie Descend gaîment de ce coteau, Elle traverse la prairie.

Et vient s'asseoir sur mon bateau.

Mais trop rapide est le passage, J'éprouve aussitôt des regrets ; Je touche avec peine au rivage, Et voudrais n'arriver jamais.

Si quelque jour tu nous engages.

Aimable hymen, dans tes doux nœuds.

Que nous ferons gentils voyages !

Ah ! comme nous serons heureux !

De mes travaux, près de ma belle, Rien ne pourra troubler le cours; En batelier tendre et fidèle Je promets de ramer toujours.

Oui , mais malheureusement elle n'est pas pour moi, je suis trop pauvre. Le bonhomme Miller, son père, était un des richards du pays; il lui a laissé au moins trente ducats de rentes, et c'est du bon bien au soleil, un moulin superbe! Pourquoi le ciel ne m'a-t-il pas fait aussi riche que Marie, ou bien pourquoi Marie n'est-elle pas aussi pauvre que moi? — Enfin lavoilà... Ah mon dieu! la pauvre petite, elle a Fair tout effrayé!

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