‹ Une nuit de la garde nationale, tableau-vaudeville en un acteChapitre 16 sur 26 · SCENE XIIL · texte numérisé non relu

SCENE XIIL

Madame DE VERSAG , LAQUILLE se réveillant.

LAQUILLE

Si je n'y avoispas pris garde.... j'alîois mVndormir. Ah! voilà un camarade.... Allons, camarade.... Voyons la leçon,

^ MAD. DE VERSAC

Quelle leçon?....

LAQUILLE

D'exercice apparemment.... Est-ce que j'en donne d'autres.

MAD. DE VERSAC

Comment me tirer de là !

LAQUILLE

Allons j prenez votre fusii.... Eh! bien, ne save7.-vou9 pas où est votre fusil?.... Là.... avec les autres.... Est-ce que vous êtes aussi amoureux ? Il n^ à. que des amoureux dans la compagnie.

MAD. DE VERSAC

Allons, de la hardiesse.... Je ne m'en tirerai peut-être pas plus mal que beaucoup de ces messieurs.

LAQUILLE é

Bien.... Tenez vous droit.... Tœil fixe.... les épaules effa^ cées.... Rentrez-moi cet estomach.... Comme c'est' gauche un soldat qui n'a pas vu le feu.... Attention au commandement. Portez. (Au commandement de porter, vous élevez l'arme vivement près l'épaule gauche ; la main gauche sous la crosse, la droite à la batterie. ) Portez armes, {madame de Versac porte armes. ^ Pas mal.... mais ça pourroit être mieux ! Ah ! j'oublioi^ de vous dire , ainsi qu'à ces me»-.

( zo )

sieurs, que je ne pourrois pas cette semaine aller donner de leçon chez vous.

MAD. DE VERSAC 3 à part*

Je n'y tiens pas du tout.

LAQUILLE

AIR : T)u vaudeville de Sophie^ ou de l'auberge*

N'allez pas perdre en mon absence La leçon qu' vous r'cevez ici.

La tête haute.

MAD, DE VERSAC

Je vous en donne l'assurance; Je n'oublierai pas celle-ci !

J^enT€tg€ !

LAQUILLE

Jugez pour vous quel avantage.

D'être au poste venu coucher ; Vous n'*auriez pas eu d' leçon , j' gage. Si vous n'étiez v'nu la chercher.

MAD. DE VERSAC

H a raison.

LAQUILLE

Allons.... présentez armes.... Eh! Bien, qu'est-ce que vous faites donc là ?

MAD. DE VERSAC

C'est qu'aussi c'est trop lourd.

LAQUILLE

Bah! vous vous y ferez.... Et sur le champ de bataille donc ! dix coups à la minute ! Pif, paf , on tire , on tue , on est tué.... la seconde fois on n'y fait pas attention.

LA SENTINELLE

Qui vive?

SAINT-LÉON , en dehors* Patrouille rentrante .'

LAQUILLE

C'est notre ronde qui revient avec le caporal.... je vais en prévenir le commandant. ( // enlre chez le capitaine. )

MAD, DE VERSAC

Si je pouvois parler à ce caporal , et obtenir de lui la liberté et le secret. Mais comment répondre aux premières questions? Feignons de dormir.

^ £lle s'assied sur une chaise j et tourne le dos à ceux qui

arrivent, ) ( On relevé la sentinelle du fond ; les autres déposent leurs fusils y ou se couclient sur le lit de camp ).

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