SCENE XV
Z.ES ppicÉDENs , LE CAPITAINE.
LE CAPITAINE
Eli ! bien ^ Messieurs , vous voilà de retour. Qu'avez-vous TU pendant la patrouille ?
SAINT-LÉON
oh I rien de nouveau, capitaine.
PIGEON
Excepté la pluie.
LE CAPITAINE
Encore faut-il que je sache....
SAINT-LÉON
Oh I irès-volontiers.
Walse : Dt^ Hâi^rc.
Je pars , Déjà de toutes parts, lia nuit sur nos remparts ** Iltend son ombre ,
Sombre ; Chez vous.
Dormez, ëpoux jaloux , If Dormez, tuteurs; pour vous
La patrouille Se mouille.
Au bal Court un original , Qui d'un faux pas fatal Redoutant l'infortune , Marche d'un air contraint.
S'éclabousse... et se plaint D'un réverbère éteint, Qui comptoit sur la lune.
Un luron.
Que l'instinct gouverne.
A défaut de sa raison !
Va frappant a chaque taverne ,
Les prenant pour sa maison.
J'examine ,
Cette mine
Qu'enlumine
Un rouge bord ;
Quand au poste 4
Qui l'acoste ,
li riposte :
Verse encor.
Je vois Revenir un bourgeois Qui y charmé de sa voix -, Sort gaîment du parterre ; Et chante, et phis content qu'un Dieu Il écorche avec feu Un air de Boyeldieu.
Plus loin , Près du discret cousin , En modeste sapin , ^
Rentre la financière ; Quand sa couturière Sort de Tivoli , Dans le galant wiski Que prêta son mari.
, A mes yeux s'ouvre une fenêtre Que lorgnoit un amateur ; Mais je crois le reconnoîlre p Et ce n'est pas un voleur.
Je m'efface
Pour qu'on fasse
Volle-face
A l'instant; (y£ voix basse, ^
Car la belle.
Peu cruelle.
Etait celle
Du sergent.
Jugeant , En chef intelligent.
Que rien n'étoit urgent Quand la ville Est tranquille ; Je rentre , et voici, général^ Le récit littéral Qu'en fait le caporal.
LE CAPITAINE
Bien, fort bien.
PIGEON
Et ce qui m'en plait à inoi , c'est que, trouille, mon licure de faction est passée, monterai pas.
Si
grâce a ma paet que je ne la
DORVAU
ïiaissez donc , votre tour va revenir.
PIGEON
Comment! mon tour va revenir; il y en a donc qui manquent?.... On devrait avoir l'œil à cela ! Je ne monterai pas ma faction j qu'on n'ait fait l'appel.
LE CAPITAINE
C'est juste. Aussi bien , je ne Tai pas encore fait.
M AD. DE vERSAc, bus à Saint-Léon.
Il va tout découvrir.
LE CAPITAINE
Vous devez être dix , y compris le caporal.
PIGEON
Voyez-vous.... et je parie que nous ne sommes pas sept.
LE CAPITAINE
Tambour , reveillez tout le monde.
l'éveillé s fait un roulement.
Allons 5 Messieurs y à Tappel , à Tappel. PLUSIEURS GARDES NATIONAUX , sorlant de la diambre du
Capitaine , ou venant du fond»
Présent^ présent !
TOUS
Présent , présent !
LE CAPITAINE
Rangez-vous, je vais commencer par vous compter....
PIGEON
On va bien voir.
(Ils se rangent tous sur la même ligne; Pigeon est à la tête , Dladame de Versac est à V extrémité ^ après elle Saint-Léon ^ Dorval, etc. Lacjuille et V Eveillé regardent),
LE CAPITAINE , Comptant.
AIR : Un bandeau coui^re les yeux»
Un, deux, trois, quatre, cinq, six^ Et sept, et huit , et neuf, et dix:
Ma surprise est extrême , Sur ma liste j'ai bien compté, Notre nombre a dix est porté !
D'où vient donc le onzième ?
TOUS
Un onzième ! . ,
LE CAPITAINE y qui a examiné Madame de Versac. Eh! mais.... Cela serait singulier l
LAQUILLE
Eh bien ! vous voyez , Monsieur Pigeon^ il y en a un de trop au contraire. Qu'est-ce <jue vous disiez donc ?
PIGEON
Je dis.... je dis que s'il y en a un de trop que je m'envaîs» C'est qu'aussi, qui diable avait vu ce Monsieur 5 {^montrant Madame de Fersac.J je ne Fai pas encore aperçu. SAINT-LEON , faisant Signe à V Eveillé de dire comme lui.
JBah ! il y a cinq ou six lieures que j'ai causé avec lui.
DOKVAL.
Moi de même.
Moi de même.