‹ Une nuit de Shakespeare; conte en trois actes. Pref. de Grégoire Le RoyChapitre 25 sur 32 · LES VOISINS · texte numérisé non relu

LES VOISINS

Oui, oui f à coups de bâton \ à coups de bâton \

JONSON

Au loup I Au loupf jQu'ont-ils fait, ces pauvres artistes, pour qu'on veuille maintenant les assommer, après les avoir applaudis tant de fois ?

SNOUT

Hélas î telle est l'inconstance des foules. On nous chasse parce que nous avons perdu notre maître et nos économies f

WILLIAM

Votre maître ? Où est Green ?

SNOUT

Il est loin. II s'est enfui avec lady Titania.

WILLIAM Que dis-tu ?

Green s'est embarqué sur un grand navire; déjà ils doivent voguer en pleine mer.

WILLIAM

Partiel Elle est partiel Mais ce n'est pas possible.

JOHN C'est vrai.

SNOUT

Ce n'est que trop vrai f

WILLIAM

Partiel J'aurais mieux fait de mourir. Oh F Jonson, pourquoi m'avoir sauvé? J'aurais été froid, sans mémoire et sans douleur, à l'heure qu'il esti Partie f Elle est partiel

JONSON (philosophe)

Il est toujours dangereux d'obliger un poète.

Shakespeare va s'asseoir dans le fond, sur un banc, le front dans les mains.

JOHN

Tout cela ne change rien. {Aux comédiens.) Vous avez entendu ?

HORACE VAN OFFEl 86 — UNE NUIT DE SHAKESPEARE

SNOUT Mais...

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