‹ Une nuit du MidiChapitre 13 sur 61 · L*ÉTRANGER · texte numérisé non relu

L*ÉTRANGER

Ah! les affaiies, les affaires, que voulez-vous? Nous travaillons beaucoup.

MADEMOISELLE AUZET.

Asseyez-vous un instant, vous être bien fatigué.

l'étranger.

Moi! bah! j'en ai vu bien d'autres.

MADAME DUMEURIER.

Avez-vous appétit? avez-vous soif?

l'étranger.

Comme ça, non ; mais je mangerai un morceau debout.

M. CANTOL.

Comme les Israélites.

l'étranger.

Oui, debout; il faut que je parte dans une demi-heure.

M. DUMEURIER.

Vous ne couchez donc pas ici ce soir?

l'étranger.

Non... je coucherai à la belle étoile, à la garde de Dieu.

mademoiselle auzet.

C'est un saint.

l'étranger, il sou iiU.

Joachim, as-tu faim, toi?

JOACHIM

Oui, père.

MADAME DUMEURIER.

Quelle soumission... Eh bien! venez, venez, Joachim, nous vous tiendrons compagnie; voyons, qui soupe avec nous?

M. CANTOL.

Mais moi, je soupe... Allons voir ce souper qui est l)i-ûlé. Vous ne venez pas, messieurs ?

M. DUMEURIER et M. COBARD.

Non, nous souperons plus tard.

MADEMOISELLE AUZET.

Moi^ je n'ai pas faim.

(Joachim, M. Cantoli M"* Dameurier sortunl.} M. COBARD.

Eh bien! notre brave ami, où en sommes-nous?

l'étranger.

C'est pour demain.

M. COBARD.

Nous le savions.

l'étrang r.

Étes-vous prêts, vous autres ?

MADEMOISELLE AUZET.

Je vais passer la nuit à faire un drapeau blanc.

L'ÉTltltNGER.

Avez-vous des armes... vous... les hommes?

M. DUMEURIER.

Moi, j'ai mon fusil de chasse.

l'étranger.

Bon pour les chardonnerets... et vous, Cobard?

UNE NUIT DU MIDI So

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