L*É RANGER
Ah! voilà le motl Mîiis j'ai pris mon parti, moi... M. le comte fera ce qu'il voudra... demain je descends
* Quibflron*
UNE NUIT DUMIDI 105
en ville avec quinze cents hommes; et nous rompons tout. Ehl il faut que ça finisse, ça!
M. DCTEUIL.
Bien dit! Nous ne sommes pas nobles, nous, mais nous avons de Testomac, et du royalisme jusqu'au bout des ongles... avec ça on va loin.
(On entend la voix de la sentinelle qui crie : Qui vive I à l'entrée de la grotte.)
l'étranger.
Voici M. le comte!... Allons, allons, dormeurs , éveillez-vous; alerte ! alerte !
|11 secoue fortement le bras de son fils endormi qui se réveille en secouant le bras de son voisin : réveil mutuel général. Toute la bande est sur pied.)
M. LE COMTE **% Les Précédents.
M. LE COMTE
Bonjour, mes bons amis, bonjour... (On entend un : Bonjonr, moD»ii>ur le comte, gotturul rt sonore circuler dans la bande. M. le comte pasise une espèce de revue , et donne des poignées de main à ceux qui sont
les pins rapprochés de lui.) Mcs bravcs gcns, mes bravcs amis, je vous porte tous dans mon cœur... Ah! le roi vous aime bien aussi... 11 me charge de vous expiimer toute sa reconnaissance.
TOUTE LA l«ANDK.
Vive le roi !
M. LE COMTE
Ah ! oui^ mve le roi t Ce cri est comme un bâume dans la poitrine^ n'est-ce pas?... Voici donc ce que notre bon roi me charge de vous dire, Dieu me préserve d'en changer un seul mot! c'est sacré comme un verset du saint Évangile : Dites à mes excellents Marseillais de se reposer sur la Providence; ils peuvent compter sur moi, comme je compte sur eux. Voilà !