M. DE SAINVAL, FERDINAND, DELPHINE, CA
SIMIR, déguisé en domestique. Il porte un carton qu'il dépose devant le pavillon à gauche.
M. DE SAINVAL
Et pas un pistolet !... un pistolet de poche !... Ou seulement d'arçon...
(11 court à un cordon de sonnette et sonne.) DELPHINE, à Ferdinand.
Sans peur et sans reproche.
Mon féal chevalier, donnez-moi votre main...
t80 LE CHATEAU BASQUE
FERDINAND^ ftTCC tondrMcs.
Ce soir, reconnaissante, oublieuse demain !...
DELPHINE
C'est une tyrannie !
FERDINAND
Oui, je vous persécute.
Et vous suivrai partout.
DELPHINE
Mais, trêve une minute...
M. DBBAINVAL, arrivant du fond, où il causait avec Casimir.
Conmient te trouves-tu, ma nièce?...
DELPHINE
Moi, fort bien.
Je suis une amazone.
M. DE SAINVAL
Oui, vrai, tu ne crains rien.
Ma nièce, moi qui suis un homme, et qui me vante D'être assez brave, eh bien I ce château m'épouvant*.
DELPHINE
Ce château !... Son aspect nous a rendus contents,
Et c'est la Providence ouverte à deux battants.
FERDINAND
Oh! ce n'est pas le cœur, c'est Targent qui nous manque.
M. DESAINVAL^ ouvrant son poitefeaille.
Les voleurs m'ont laissé quelques billets de banque.
DELPHINE
A moi, deux diamants !... voyez !... les plus jolis.
CASIMIR
Jamais on ne verra des brigands plus polis.
Moi, valet indigent, je n'avais pour ressource Que douze francs, perdus au fond de cette bourse ; Les voleurs sont restés quelque temps indécis. Et voyant mon chagrin, ils m'en ont rendu six.
M. DE SA1NVAL.
Je vous l'avais bien dit ; ces noires Pyrénées Sont pleines de voleurs depuis quelques années î... Mais Delphine a voulu partir avant le jour.
DELPHINE
Moi ! j'aime les brigands, mon oncle!