‹ Une nuit du MidiChapitre 39 sur 61 · M. DE SAINVAL, FERDINAND, DELPHINE, CA · texte numérisé non relu

M. DE SAINVAL, FERDINAND, DELPHINE, CA

SIMIR, déguisé en domestique. Il porte un carton qu'il dépose devant le pavillon à gauche.

M. DE SAINVAL

Et pas un pistolet !... un pistolet de poche !... Ou seulement d'arçon...

(11 court à un cordon de sonnette et sonne.) DELPHINE, à Ferdinand.

Sans peur et sans reproche.

Mon féal chevalier, donnez-moi votre main...

t80 LE CHATEAU BASQUE

FERDINAND^ ftTCC tondrMcs.

Ce soir, reconnaissante, oublieuse demain !...

DELPHINE

C'est une tyrannie !

FERDINAND

Oui, je vous persécute.

Et vous suivrai partout.

DELPHINE

Mais, trêve une minute...

M. DBBAINVAL, arrivant du fond, où il causait avec Casimir.

Conmient te trouves-tu, ma nièce?...

DELPHINE

Moi, fort bien.

Je suis une amazone.

M. DE SAINVAL

Oui, vrai, tu ne crains rien.

Ma nièce, moi qui suis un homme, et qui me vante D'être assez brave, eh bien I ce château m'épouvant*.

DELPHINE

Ce château !... Son aspect nous a rendus contents,

Et c'est la Providence ouverte à deux battants.

FERDINAND

Oh! ce n'est pas le cœur, c'est Targent qui nous manque.

M. DESAINVAL^ ouvrant son poitefeaille.

Les voleurs m'ont laissé quelques billets de banque.

DELPHINE

A moi, deux diamants !... voyez !... les plus jolis.

CASIMIR

Jamais on ne verra des brigands plus polis.

Moi, valet indigent, je n'avais pour ressource Que douze francs, perdus au fond de cette bourse ; Les voleurs sont restés quelque temps indécis. Et voyant mon chagrin, ils m'en ont rendu six.

M. DE SA1NVAL.

Je vous l'avais bien dit ; ces noires Pyrénées Sont pleines de voleurs depuis quelques années î... Mais Delphine a voulu partir avant le jour.

DELPHINE

Moi ! j'aime les brigands, mon oncle!

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