‹ Une nuit du MidiChapitre 40 sur 61 · U. DE SAI5TAL · texte numérisé non relu

U. DE SAI5TAL

Triste amour!..

Or ça, verbalisons. Rédigeons iio4iis fikinte. Nous sommes à Tabri, jr crois • de Umte crainle;, Dans ce château ; je viii<, en mon nom seulemeiit. Rédiger un rapport, c^i'^^t fait en un momecL Écrivons. Casimir sera nittn secrétaire ; ^ Avant d'être valet, il fiit derv dû notaire ; »

11 saura travailler ma requête, et demain.

Nous verrons nos bandits pendus au grand chemin.

CASIMIR, u 8'asteoit defant U uUe.

Voulez-vous bien dicter?

M. DE SAINVAL

Non, fais la procédure A ta guise, et j'appose au bas ma signature.

CASIMIR

Est-ce au corrégidor, à ralcade?...

M. DE SAINVAL

Je crois Que c est h Talgiiazil qu'on parle...

CASIMIR

A tous les trois

Bien!...

H. DE SAINYAL.

CASIMIR^ écrivant.

. « A Tautorito mQitaire et civile. . .

M. DE SAINVAL

Encor mieux.

CASIMIR^ écrivant)

» Résidant à la première ville.

» Aujourd'hui, quinze juin mil huit cent trente-deux, » A dix heures du soir, quatre brigands hideux, » Qu'on nous disait pendus depuis nombre d'années, » Et qui, depuis leur naort, vivent aux Pyrénées, » Une escopette en joue, un stylet à la main, » Arrêtant par le bois et par le grand chemin, » Dans un étroit vallon, formé par deux collines, » Ont, au mépris des lois, arrêté deux berlines, » Appartenant à moi, voyageur soussigné...

» De ce grand attentat, justement indigné, » J'implore, sur-le-champ, votre haute justice ; » Je veux faire un procès qui partout retentisse, » Et serve de leçon et d'exemple aux bandits, » Soit de France ou d'Espagne, et surtout aux susdits... » Ce qu'attendant, je mets entre vos mains ma cause. » La présente, monsieur^ n'étant pour autre chose,

t40 LE CHATEAU BASQUE

» De votre tribunal, je ïuis en finissant...

» Le serviteur très-humble et très-obéissant. »

DELPHINE

Un huissier ne ferait pas mieux.

FERDINAND

Oui, c'est le st^le.

K. DE SAINVAL, ngnaot la plainte.

Le style officiel!... Tu vois qu'il est utile. Ma nièce, d'amener toujours, en voyageant.

Un domestique instruit...

CASIMIR

Vous êtes obligeant.

M. DE SAINVAL, à Ferdinand.

Mon cousin Ferdinand, vu ce danger, je pense Que ta sœur a bien fait de demaeurer en France. Oh ! cette sœur n'est pas un dragon comme toi. Ma nièce, elle serait déjà morte d'effroi.

(Sonnant.)

Ah çàl voilà bientôt une heure que je sonne!

FERDINAND

Sonnez toujours...

CASIMIR

Sonnons !

DELPHINE

Ils dorment tous...

M. Dt: SAINVAL.

Person]^!

(Amenât Casimir.)

Allons sonner partout. . .

(M. de Sainval et Casimir sortent par le fond.)

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