‹ Une nuit orageuse comédievaudeville en deux actesChapitre 19 sur 31 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Un petil «Ion donnant près de la chambre de M** Grandtn. — Porte au l'oml. — Porte* latérales . — A gauche, premier plan, une table près du décor. — A droite, en face, un guéridon. — Chain- « i r«v<ujl*»cene , près de ce* deux meubles. — Chaises au fond.

•cin i»

SERBONET , MADAME GRANDIN.

Serbonet arrive aar le fond , tenant une théière et une tasse sw un plateau- il s'arrête en apercevant madame Grondin, qui entre doucement par la porte de gauche.

MADAME GRANDIR

Choit

Bourgeoise, c’est l'infusion de tilleul pour votre mari.

MADAME GRANDIR

Silence !... Poser cela ici. (Elle htiindique le guéridon.) Je ne veux pus qu'on eiitre dans sa chambre en ce moment.... il repose.

SERBONET.

Il dort!... aht tant mieux! Quand on dort, on n’est pas bien malade.

MADAME GRANDIR

j Dans quelle inquiétude il m'a mise (...quelle nuit j’ai passée!...

I SERBONET.

C’est donc vrai ce que Catherine vient de me conter... que monsieur n’est de retour que de ce matin?

MADAMS GRANDIR , vivement.

U est trop vrail 11 y a à peine une heure qu’il est rentré I

SERBONET.

Et il s’est mis au lit tout de suite ?

MADAME GRANDIN

Non. Mais des qu'il m’a aperçue , il s'est jeté dans sa ganache.

SERB0.NET.

Dam ! s'il n'avait pas dormi de la nuit?

MADAME on ANDIN.

Mais, mon Dieu I ne me faites pas parler, Serbonet, je ne vous rien dire I... Ab ! la nuit a été désordonnée I serbonet, à part.

Voilà une manière de ne rien dire...

MADAME GRANDIN-

i Un homme qm , toile sa vie, avait été si sage, si réglé I

SERBONET.

C'est peut-être pour ça.

MADAME GRANDIR

Qu'entendez-vous par ces paroles?

SERBONET.

J’entends que li. Gramim n'ayRRt fait aucune fredaine (lu i son printemps , il se sera laissé aller dans son automne.

MADAME GRANDIN

Taisez- voua I

SERBONET, corUinuaM.

Il aurait peut-être mieux valu...

MADAME GRANDIR

oilè quelqu’un !

loxin u.

MADAMB GRANDIN. GKORGES, SERBONET.

GEORGES

Pardon, madame... J’ai appris que M. Grandis était rcul: lard , et je venais savoir si la fatigue du plaisir...

madame grandir , sèchement.

Bien obligée, monsieur. Son ùlner avec son ami DuLaitii ^ ouït aîné un peu loin.

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