AU POINT DE VUE INDIVIDUEL
b) AU POINT DE VUE SOCIAL.
a) Le point de vue individuel. — Après l'étude que nous venons de faire de l'Inspection médicale des Ecoles, il nous est impossible d’avoir l’idée qu’elle pourraït ne pas exister. Sa nécessité s'impose, de même que celle du Dispensaire médico-pédagogique qui lui est annexe.
Et actuellement où l’on tend par tous les moyens au relèvement de la race, où les sports et la gymnastique occupent jusque dans les relations internationales une place importante, il vient tout naturellement à l'esprit de porter son attention sur les déformations corporelles, acquises ou congénitales, qui s’aggravent précisément de 4 à 15 ans.
C’est à cette période, dite période scolaire, que les
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enfants sont tenus à fréquenter obligatoirement l’école. Or, le séjour à lPécole favorise, comme nous allons le voir, la production de certaines déformations d’autant mieux qu’une bonne partie des jeunes écoliers sont en état de moindre résistance, appartenant à des milieux pauvres, où la ration alimentaire est insuffisante en qualité et en quantité, où les règles d'hygiène sont inconnues, où la surveillance des parents est à peu près nulle.
Il y a donc tout d’abord une raison d'ordre moral pour que les écoliers soient surveillés au point de vue physique. Cette raison paraît d'autant plus impérative qu’en l’état actuel de la science orthopédique on peut conclure: 1° que l’on guérit les malformations congénitales telles que la luxation de la hanche, le pied bot, le torticolis, quand on traite le malade jeune; 2° que l’on guérit les déformations acquises, telles qne les déviations de la colonne vertébrale, quand ces déformations sont traitées dès leur apparition.
On se rend compte du grand bénéfice de l’enfant à être suivi de près afin d’être protégé contre les troubles dont il est menacé ; l'inspection orthopédique est donc d’une utilité indéniable puisqu'elle protège l'enfant contre les difformités corporelles.
Mais quel autre service ne lui rend-elle pas aussi au point de vue moral ?
La difformité physique attire l'attention : cette attention, même quand elle n’est pas malveillante, est une cause perpétuelle de froissement d’amour-propre pour le déformé. Parfois la curiosité éveillée dans le publie par une bosse se traduit en une expression de raillerie ou de pitié qui a un retentissement douloureux dans