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Pott, raccourcissement d’un des membres inférieurs congénital ou acquis, luxation congénitale du fémur, coxalgie, sciatique, syringomyélie, maladié de Freidreich, arthrite du genou, etc. 2° La grande cause invoquée généralement pour expliquer le développement des déviations rachidiennes, c’est le rachitisme. Le rachitisme peut en effet produire la scoliose; cependant il n’en est pas moins vrai que la scoliose rachitique est assez rare et le Docteur A. Baconnet à la suite d’un travail fait à la Fondation Kirmisson à Hendaye, ne l’a rencontrée que dans 7 % des cas examinés. On a d’ailleurs depuis longtemps appelé l'attention sur la discordance des dates d'apparition du rachitisme (premier au quinzième mois) et des cyphoscolioses (8 à 15 ans), il faut donc dans ce cas faire entrer les déformations rachidiennes dans le cadre des déformafions dues au rachitisme tardif. Il est d’ailleurs fréquent de rencontrer des rachïtiques porteurs de lésions osseuses assez accentuées, conservant malgré cela une colonne vertébrale parfaitement recti- : ligne. |
3° Mais dans la plupart des cas on ne peut trouver une cause évidente : ce sont ces déformations qui sont dues, pour les uns à un trouble de croissance (Hunter et Engel), pour les autres à une malléabilité anormale des os (A]bert Lorenz) au neuro-arthritisme (Lagrange); enfin à des troubles de sécrétion des glandes endocrines (hypothyroïdie, puberté tardive, etc.; tous ces termes montrent la difficulté de rattacher la scoliose à une cause exacte. L'habitus extérieur de ces scoliotiques avait d’ailleurs attiré l’attention d’autres auteurs et notre Maître, le Professeur Nové-Josserand, le décrit ainsi : « Les enfants
Vous
sont pâles, mous, vite fatigués, leurs muscles sont grêles, les fonctions respiratoires et digestives troublées, la mentruation irrégulière; il y a parfois de l’anémie, une maigreur anormale. ces signes, qui ne ressemblent en rien à ceux du rachitisme tardif, évoquent cependant l’idée d’une dystrophie qui frappe un peu tous les tissus et dont la localisation sur le rachis produit la scoliose. »
Le Docteur Baconnet invoque dans ces cas la tuberculose et l’hérédo-syphilis. Ce sont les scolioses dites essentielles
4° Il faut retenir enfin et ajouter à toutes ces causes, la prédisposition naturelle au ramollissement du tissu osseux rachidien, pendant la période où la croissance s'opère. Comme l’observe Sappey « la colonne vertébrale s'accroît considérablement pendant le court espace de quelques années » ; au cours de ce travail physiologique exagéré, la vertèbre est en état de moindre résistance et se trouve prête à la localisation du rachitisme et des infections.
On peut conclure de ce qui précède qu'il n'existe pas de « scoliose scolaire », le séjour à l’école ne pouvant suffire à entraîner une déformation permanente, anatomique, de la colonne vertébrale.
Mais on ne saurait nier l'influence des attitudes scalaires pour déterminer la variété de déformation rachidienne chez les prédisposés. L'instabilité du rachis est influencée par les conditions de la vie scolaire qui apporte son facteur de déséquilibre, et la déviation apparaît ou s’accentue. à
Ainsi que l’a fort bien observé le Docteur Monod (thèse