DAME PER
de Lyon, 1909), « ce qui fait de la scoliose une maladie scolaire, c’est l'obligation d’être à l’école à l’âge où l’on est scoliotique ».
Ainsi, et contrairement aux théories simplistes aeeusant le mobilier scolaire et l’écriture penchée (Lubinus n'a-t-il pas remarqué à Kiel qu’il y avait autant de scoliotiques parmi les élèves fréquentant les écoles neuves, où le mobilier était construit d’après les exigences modernes, que parmi ceux fréquentant les écoles où le mobilier était ancien et défectueux) il ne suffit pas d’améliorer les conditions matérielles de l’école pour prévenir ou guérir les déviations rachidiennes,celles-ci doivent recevoir, autant que possible, un traitement pathogénique- Nous n'avons pas pour l'instant l'intention de traiter ce côté de la question. Nous insisterons seulement sur ce fait essentiel : aux enfants porteurs de déviations rachidiennes, ou présentant un état propice à leur apparition, il convient d'éviter l'influence favorisante des causes occasionnelles scolaires, « Autrement dit, comme l’écrivait déjà le Docteur Lucien Michel en 1924, ce qu’il faut à ces enfants, c’est une vie scolaire « adaptée », permettant à la fois la fréquentation de l’école et Panplication des méthodes thérapeutiques compatibles avec elle ».
Nous allons voir comment la ville de Lyon a envisagé jusqu'à présent ce problème, et que, pratiquement, seul importe pour le dépistage et le traitement gymnastique le degré de la déviation d’origine. dite essentielle. Seules, les déviations rachidiennes légères vont naus intéresser ici, puisque ce sont les seules justiciables essenrielle-
ment de surveillance et de &ymnastique orthopédique. Toutes les autres déformations, relevant d’autres traitements, sont envoyées, soit au médecin de famille, soit aux services de chirurgie infantile des hôpitauy