‹ Une page d'histoire [microforme]Chapitre 7 sur 19 · ER ER · texte numérisé non relu

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même s’il était assuré de la sécurité de la Belgique et de Pintégrité du

territoire de la France et de ses colonies.

Quel a donc été le motif déterminant, le “facteur décisif”, qui a en-

traîné la Grande-Bretagne dans le conflit?

La liberté du commerce britannique

A partir de ce moment, les événements se précipitent. Le cliquetis “es armes étouffe la conversation d'scrcte ücz chancelleries.

Le Luxembourg est envahi le 2 ao À, Ia Belgique, le lendemain.

Le 3 août, le gouvernement francs 5 cifre à ja Ucigique un secours

de cinq corps d'armée, Le gouverne: 1: beige oublié ce fait quand on a reproché à ia i'raice vaillante voisine à l’heure du danger.

Le lendemain, 4 août, le roi des Belges récl

di cline (151). On a d'avoir abandonné sa

ame l'intervention de

l'Angleterre. Contrairement à celui du Luxembourg, cet appel est entendu. Le gouvernement britannique fait signifier son ultimatum à Ber-

lin (153). A minuit, la guerre est déclarée.

Entre le 1er et le 4 août, se sont passés quel

ques incidents d’appa-

rence plutôt triviale. Dans le conflit des grands intérêts internatiopaux, On n’y a guère fait attention. Ils ont pourtant eu une influence

décisive sur la détermination du gouvernement

britannique.

Le 1er août, le Foreign Office est avisé que des navires anglais sont

détenus à Hambourg. Sir Edward Grey donne in

struction à sir Edward

Goschen de prier (to request) le 8Souvernement al’emand de faire libérer ces vaisseaux. “The effect on public opinion here will be deplora-

ble unless this is done (130).”

Le ministre von Jagow donne l’ordre de libération, “comme fa-

veur spéciale au gouvernement anglais (145).

Le 2 août, protestation de sir Edward Grey contre la saisie “injustifiable” — “cannot be justified” — de nombreuses cargaisons de sucre sur des navires battant pavillon anglais (149). Le ton se fait plus dur.

Le 4, les plaintes des armateurs anglais se multiplient. Sir Edward Grey télégraphie: “You should DEMAND the immediate release of all British ships if such release has not yet been given (156).

Pour qui connaît la distance de request à demand, il est facile de

marquer la montée de “l'opinion publique”.

La confusion de ces deux mots faillit, dit-on, amener la guerre entre la France et les Etats-Unis, au temps de Napoléon III et de la malheureuse expédition du Mexique. Le gouvernement français avait fait

demander certaines explications à Washington.

Un secrétaire d’ambas-

sade ou un commis quelconque traduisit “demander” par “demand”. Il fallut produire le texte français de la dépèche et avoir recours au dic-

tionnaire pour apaiser lire du ministre américai

Ici, il ne s’agit pas d’une erreur de mots.

où, selon la parole de sir Edward Grey à M. Cam

Le moment est arrivé bon et au Prince Lich-

nowsky, les “intéréts britanniques” exigent une action prompte et énersique.

La liberté du drapeau et du commerce de Ja Grande-Bretagne est son domaine propre. Plus

Mais sir Edward Grey n’oublie pas ce qu'i } prince Lichnowsky. II saisit l’arme que l’appel de la Belgique lui a mise entre les mains et il porte à l'ennemi un coup droit. Il n’a pu atteindre son objectif principal, la paix : puisqu'il lui faut, pour la défense des intérêts britanniques, subir la guerre, il se place sur le ter-

rain le plus Propre à enflammer l'opinion publique et à faire l'unité du sentiment national.

menacer cette domination a précipité l’Angleterre contre

Ceci clôt, pour l'instant, l'analyse de cette C plie d’angoisses et d'événements, dont le bouleverser l'équilibre européen et changer

Les hommes de bonne foi qui ont lu ces pages en entier, sans passion, dans l'esprit qui les a dictées, s’accorderont avec moi pour dire qu’elle contiennent les éléments de l’un des cha et les plus instructifs de l’histoire d’Angleterre. fourni les données principales, même s’il s’est tromp tic de la situation, n’en apparaît que plus grand. L Balkans, il avait réussi à empêcher l'i PEurope. Cette fois, les événements et la rivalité des plus forts que lui, mais la trace de ses efforts n’en reste fonde et remarquable, Dans les deux cas, fidè] britannique, il a été avant et par-dessus tout 1 là la leçon que je voulais tirer de cette étude.

Il me parait que le Canada ne saurait micux démontrer son

lisme” qu’en s'inspirant des exemples de Ja grande nation à qui il a emprunté ses institutions politiques.

ourte période, si remprolongement va peut-être ’axe des forces mondiales.

ane andeees Hinata dnétcas a

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