‹ Une Page de l'Histoire de la Médecine Sociale: L'Assurance-InvaliditéChapitre 23 sur 75 · LS TE · texte numérisé non relu

LS TE

fin le législateur s’efforce chaque jour de mieux faire dans ce but, si bien qu’un peu de reconnaissance de la part du bénéficiaire ne serait pas du tout déplacée.

C'est, d’ailleurs, au médecin qu'incombe la plupart du temps le devoir moral d’inculquer cette idée à ses clients assurés qui ont trop souvent tendance à considérer comme un droit strict et normal ce qui n’est en réalité que concession.

Dans le cas qui nous occupe, les actes de prévention, chaque jour plus nombreux et chaque jour rendant de tels services qu'ils arriveront bientôt à être une arme de premier ordre pour le maintien de la santé publique, ne sont possibles que par la souplesse laissée par la loi à l’assuranceinvalidité.

Ceci dit, et pour en revenir à la conduite susceptible d’être tenue par le médecin traitant, nous reproduisons sous la signature du Docteur Boucher une partie d’article traitant du Rôle moral et social du contrôle médical dans les assurances sociales publié dans le Médecin conseil de juillet 1934 :

« … Nous venons de voir que le contrôle médical avait un rôle de première importance, à la fois moral el social.

» Dans cette mission délicate, le médecin contrôleur doit toujours apporter le plus grand esprit de collaboration avec le Corps médical, dans l'intérêt du malade et dans le respect qu'il a pour l'exercice d’une profession qui est sienne.

» Son rôle, cependant, est difficile. Le malade de bonne foi interprétera ses paroles et ses intentions; le malade de mauvaise foi les déformera. On lui demandera parfois un conseil, un jugement, un pronostic, et, même en se tenant sur la plus stricte réserve, il est difficile de ne prononcer aucun mot qui ne puisse prêter à critique.

» Il est nécessaire qu'il trouve à son tour, chez le médecin traitant, un désir de collaboration qui, il faut le constater, lui a été généralement acquis dès le début. A mesure que les esprits s’accoutument au fonctionnement de la loi, cette collaboration ne diminue pas, au contraire, et j'espère qu'avec la meilleure con-

Page 1