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nement sont assurés grâce aux fonds des villes, départements et même de l'Etat; — dispensaires privés, qui ne peuvent recevoir ces mêmes subventions que s’ils sont reconnus d'intérêt public. — dispensaires d'administration ou établissements publics, enfin, prévus par la loi (dispensaire d'hygiène sociale de la

Seine), soumis à l’autorité préfectorale et dont la caisse est alimentée par les fonds du département. Ils ne peuvent recevoir de dons.

d) Les sanatoriums, établissements de cure, qui nécessitent, pour fonctionner, des dépenses considérables de la part des œuvres privées ou publiques qui les ont édifiés. C’est pour cette raison que l’on en compte encore si peu en France (97). Godard rapporte, dans sa thèse, qu’on peut évaluer à 100.000 par an le nombre des décès par tuberculose. Or, nous ne possédons que 30.000 lits pour tuberculeux pulmonaires : nous sommes donc, en effet, bien loin de la règle qui demande un HÉPpDAredEces

Il va sans dire que l’on envisage des mesures de grande envergure pour pallier à cette déficience.

e) Les œuvres de préservation de l'enfance. — Ce sont :

— les œuvres de placement familial et les préventoriums;

— le Placement Familial des Tout Petits, qui s’occupe de prophylaxie anténatale;

— l'Œuvre Grancher, qui s'adresse aux enfants de 3 à 12 ans. C'est dans ces œuvres de préservation de l’enfance que nous trouvons, d’ailleurs, la récompense des efforts fournis, Car les résultats obtenus par elles sont réellement probants.

Nous laissions entendre, au début de ce paragraphe, que les résultats obtenus par la lutte antituberculeuse actuelle ne réalisaient pas tous les espoirs. et, en effet, malgré la baisse assez nette du nombre de décès par tuberculose, « la France se classe dans les pays à mortalité élevée, puisqu'elle était encore de 17,9 pour 10.000 habitants en 1926, contre 15 en Italie, 11,8 en Allemagne, 10,4 en Angleterre, et 9,2 au Danemark » (Godard).

Voilà quel était, jusqu’au 1° octobre 1930, date de la mise en application de la loi sur les assurances sociales, l’armement antituberculeux de notre pays.

Or, les assurances sociales fonctionnent, en Allemagne, depuis 1883, en Suisse depuis 1899, en Angleterre depuis 1908, en Italie depuis 1912, en Suède depuis 1915, en U.R.S.S. depuis la guerre. Faut-il faire entrer ces considérations dans la comparaison des pourcentages de mortalité de ces pays avec celui du nôtre ? Il semble bien, en effet, que ce facteur n’y est pas étranger, et il est un cas que personne ne discute, c’est pourquoi nous le citons en exemple : celui de l'Allemagne, dont l’armement antituberculeux a été considérablement renforcé et étendu depuis la naissance des assurances sociales. Notons d’ailleurs que, seule, l’assuranceinvalidité y est qualifiée pour se livrer à cette lutte antituberculeuse.

La lutte contre la tuberculose dans le cadre des assurances sociales.

Nous nous sommes promis, dès le début, de rester dans le domaine de l’assurance-invalidité. Ceci nous sera chose facile car, au regard des assurances sociales, la tuberculose est bien plus du ressort de l’invalidité que de la maladie. Nous allons tout de suite nous en rendre compte :

\ $ a) La lutte dans l’assurance-maladie.

Certes, elle existe, cette lutte, elle est même très active, mais ne répond-elle pas, au fond, à ce désir de prévention qui s'affirme de plus en plus, à mesure que la pratique subit une évolution tous les jours plus marquée en ce sens ?

Le législateur n’a pas, du premier jet, donné à la loi le cachet, d’une vaste organisation de médecine sociale. Peutêtre a-t-il eu raison de rester aussi timide dans un pays qui, quoi qu’on puisse penser, n'aime pas les révolutions, quelles

qu’elles soient.

sodard fait remarquer, à ce propos, le contraste entre cette timidité de notre législation et l’audace de conception contenue dans l’article 161 de la Constitution du Reich de 1919 :

« Le Reich créera une vaste organisation d'assurances sociales dans la gestion de laquelle des assurés eux-mêmes joueront un rôle prépondérant, et qui aura pour objet de protéger la santé, de maintenir la capacité de travail, de protéger la maternité et d'assurer la prévoyance pour parer aux conséquences économiques, de la vieillesse, de la faiblesse + des vicissitudes de la vie. »

Chez nous, la progression se fera étape par étape, mais il n'est pas douteux que l’aboutissant de cette évolution sera l’avènement d’une médecine sociale que certains soubresauts tendent encore à écarter, mais qui, par la force même des choses, nous apparaît, sans que nous prenions parti pour ou contre, comme la médecine de l’avenir.

Revenons-en, après ce regard vers le futur, à la lutte antituberculeuse actuelle, telle qu’elle existe dans l’assurancemaladie.

Nous savons déjà, par tous les ouvrages publiés à ce sujet, que les Caisses-maladie ont, dès le début, pris contact avec les organismes particulièrement équipés pour le dépistage de la tuberculose. Elles y envoient donc leurs assurés suspects, ce qui ne peut que favoriser, par l'établissement de diagnostics précoces, la possibilité de multiplier les moyens thérapeutiques les plus modernes et les plus efficaces pour tendre, non seulement à empêcher l'installation d’invalidités, mais surtout dans un but de prophylaxie dont l’importance est, ont le sait, de tout premier plan.

Ces caisses passent d'ordinaire, avec les établissements de lutte antituberculeuse, des contrats dans lesquels sont prévus les tarifs que paieront ces caisses pour leurs assurés.

I est toutefois un problème auquel se sont attachés plus particulièrement médecins et pouvoirs publics : c’est celui de la cure libre. Les prestations maladie permettent, en effet, au malade de se soigner à domicile; on ne peut lui imposer

une hospitalisation ou l'envoi dans un établissement de cure. C’est ainsi que les malades se promènent, tant à la ville qu’à la campagne, disséminant autour d'eux les germes de la terrible affection. Leur contrôle est évidemment très difficile et, d’ailleurs, n’enraye en rien la contagion. Fort heureusement, les pouvoirs publics, alarmés par le Corps médical et les organisations antituberculeuses, se sont émus, et, le 3 janvier 193%, paraissait la circulaire que nous reproduisons, et qui donne, du moins dans son ensemble, une solution heureuse au problème :

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