SCÈNE XVIII
Les mêmes; BROWN ayant au bras EUGÉNIE, BAPTISTE avec FLORE.
BROWN
Hollo! Cé vous avoir beaucoup de plaisir par ici, jé
âs. (à Eugénie) Mile Eugénie, jé avoir l’hotineur de pré-
nter vous à mon sœur Malvina. (Eugénie salue.) Malvina, | Eugénie, qui vouloir bien m’accorder son main. (à Wil-
WMam) Ma cher ami, jé invité vous à mes noces... et pouis taptiste aux siennes aussi. (6 lés doux noces en même s.
me en BAPTISTE,
Eh ! mais, j'espère ben qu’il y en aura trois. Est-ce que vous ne comptez pas celles de Guillotte ? Sa maisantoupie va avoir le temps de s’passer d'ici là, ainsi qu’son mal d’s’yeux, eic., ete., ainsi soit-il.
MALVINA (riané).
Ha! ha! ha! ha! ha!
WILLIAM
Oh ! cruelle !
MALVINA (riant).
Ha! ha! ha! ha! ha!
BROWN
Mais qui diable cé l’avoir à tant rire. (Louis el Joseph s'approchent out surpris.)
MALVINA
M. William qui veut absolument m’épouser !.... BROWN (rian!).
Ha! ha! ha! ha! Jé avé oublié...
WILLIAM
Mais je ne puis concevoir ce qu’il y a là de si risible. BROWN.
Eh ! cé elle mariée déjà.
WILLIAM
Comment ?
MALVINA
M. William, ne vous fâchez pas, ou, si vous en voulez à -quelqu’un à ce sujet, prenez-vous-en à votre bon ami, mon ‘frère, que je soupçonne fort être la cause de tout le malentendu dans cette affaire.
BROWN (à Malvina).
C6 mo toujours dire à loui et à tout lé monde qué vous êtes encore oune fille à marier, et à William en particulier, .qué vous l’aime beaucoup.
WILLIAM (à part, fermant les mains et très-impatienté). Oh!.... le misérable !
MALVINA (à Wälliam).
Vous entendez !.... Et, comme vous ne m’avez jamais
Ole
fait la question, j’ai toujours pensé jusqu’à ce moment que vous n’ignoriez pas que mon mari est en France et doit me rejoindre bientôt dans ce pays.
BROWN
Et pouis, mademoiselle et madame été synonymes, n’est-cé pas? (Riant.) Ha! ha! ha!
MALVINA
Eh bien !.... Ah! encore quelqu'une de ses espiègleries, je gage. (à Flore) Mlle Flore, les mots mademoiselle et madame sont-ils employés indifféremment dans ee pays, ainsi que me l’a persuadé mon frère ?
FLORE
On dit ‘“ mademoiselle ” ,,., à.... une fille... MALVINA.
Suffit.... Oh! le vilain frère que j'ai là.... Je ne me fierai plus à lui.
BROWN
Oh!.... Malvina, celle-ci n6 pas pouvoir passer. ... Cé vous pas si crouche qué ça.... C6 vous connaître bien qu’oune mademoiselle n’être pas: encore oune madame ; mais cé vous moitié Française et comme toutes les autres femmes dans céte circonstance... cé vous bien satisfaite de votre rôle, Ainsi, jé né souis pas la soul coupable,
MALVINA (rianl).
Ha! ha! ha!.... éternel mystificateur !
BROWN (à William).
Mon ami, jé démandé à vous mille pardons. Tout cela n'été qué pour rire, vous savez. J'espère qué: cé. vous pas fàché ?
WILLIAM (à part).
Ah! méprisable fourbe !.... Je n’ai plus d’intérêt à te
ménager ; tu me le paieras. (J{ sort).
BROWN. (à part).
Diable ! cé loui enragé..…..