‹ Une passion, vaudeville en un acteChapitre 25 sur 30 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Les Mêmes, RAPHAËL.

RAPHAKL, C7i/ra7?i. J'espère qu'à présent je pourrai habiller le mannequin.

AXTÉHOR Le mannequin! qu'est-ce qui a dit le mannequin? est-ce toi, domestique?

RAPHAËL. iMais prenez donc garde

\ous allez me tuer avec TOtre pistolet...

ANTÉxou. Réponds-moi... là... dans ce cabinet, est-ce un mannequin !

WW^hEL^ hésitant. Mais... oui... monsieur... / '^

ANTÉNOa. Tu me trompes, domestique!

RAPHAËL. Monsieur, je vous assure...

AXTÉrJOP». Eh ])ienî femme ou mannequin, être vivant ou inanimé, montre-lemoi, vas me la chercher, fais-le apparaître à mes yeux.

RAPHAËL. Oh! pour ça, avec plaisir, ça m'arrange même mieux... il me sera plus facile de changer son costume ici, que dans ce cabinet.

ANTÉNOR. Hâte-toi...

^ RAPHAËL. Je vais l'amené!-... mais vous ne vous ferez pas de mal ni à moi non plus.

ANTÉNOR. Non î je Serai calme et résigné...

RAPHAËL. Si vous me donniez vos pislets?

ANTÉNOR, le p^m^savl dans le cabinet oâ il entre. Mais, va donc! va donc!

Il d pose ses pistoU;ls sur la table.

Air de Renaud de Montauban.

Horreur! piii.s-je sans hlasphômei Alt( ndre ici .sa présence laiale ?

Ma'.s n'est-il pas moyen de l'animer Fut-ce aux rayns Me la llamme infernale? Ange du mal, si de loi j'obtenais Un tel prodige,. , Oh viens, je t'en convie, Viens, je pourrais t'abandonner ma vie Et mon ûcae... s'y j'y croyais.

Voyant entrer RaphaUt

Voici le moment... rassemblons toutes mes lorces.

Raphaël SDrt du cabinet . poussant devant lui la fauteuil sur lequel Lilia est assise, velue et parés coudoie le maonequin.

RAPHAËL, has à Li/ia. Ah! ça, mademoiselle, prenez garde à vous... je vousen avertis, c'est un enragé.

LILIA, basàRaphaél. Ne crains rien, c est au contraire pour l'appaiser.

RAPHAËL. Monsieur, voiU\. Maintenant je vous laisse ; je reviendrai plus tard.

ANTÉNOR. Tu peux changer son costume devant moi.

RAPHAËL. Devant vous.

LILIA, d part. Ah! mon Dieu, je n'ayais pas pré>u

RAPHAËL. C*est que, voyez-vous, monsieur, je vais vons dire.., voilà le jour qui baisse, il l'aut que j'aille apprêter les lampes pour la classe du soir.

ANTÉNOR. Eh bien, va ! laisse-moi I

RAPHAËL, à part. Ma foi î c'est elle qui l'a voulu... qu'elle s'arrange.

II sort.

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