‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 103 sur 141 · PRINCIPES OU PROGRÈS · texte numérisé non relu

PRINCIPES OU PROGRÈS

Le progrès universel est le résultat inévitable, providentiel, des conditions de Tordre universel. Et le progrès partiel, — individuel, ou collectif, — est le résultat également nécessaire des conditions de conservation, d'activité , de développement et de transformation inhérente à toute vie, et à chaque vie en particulier.

Mais toutes les vies , toutes les espèces , tous les règnes n'ayant pas reçu la même accélération de mouvement , la même vitesse de développement , elles ne marchent pas toutes d'un pas égal , et la proportion de progrès est différente , inégale , pour chaque vie , et souvent du tout au tout.' Quelle inégalité de puissance progressive, entre les êtres dont le mouvement circulaire dure l'espace de quelques minutes , et les êtres qui mettent des siècles à l'accomplir ! Et dans notre humanité, quelle différence entre le progrès des races sauvages et celui des races les plus civilisées !

Il est même une infinité d'êtres dont la vie entière équivaut à l'immobilité absolue. Est-ce à dire que les bienfaits et les grandeurs du progrès n'existent pas pour eux dans l'infinie durée? Nous l'avons vu : infailliblement ils auront leur tour, mais, en ce moment indéfini, ils sont condition , base ou instrument du progrès d'une infinité d'autres êtres , qui, eux-mêmes, ont dû subir la même stagnation pour le même motif.

Le progrès pour tous les êtres dans une même vie, ou manifestation, consiste dans le développement, l'irradiation indéfiniment croissante de la part d'attributs qui leur sont dévolus dans cette même vie , jusqu'à ce que la destinée de l'être collectif, auquel ils appartiennent sous ce mode de vie, soit épuisée dans le plan de la providence; et cette définition du progrès est applicable à la nature comme à l'humanité.

Tout être , dans sa vie actuelle , marche vers deux fins : d'abord, vers le développement des attributs qu'il

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