‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 12 sur 141 · XVI MÀTEBIALISME ET SPIRITUALISME · texte numérisé non relu

XVI MÀTEBIALISME ET SPIRITUALISME

on peut dire l'esprit humain, l'âme, l'esprit de l'homme. Plus tard nos descendants verront s'ils ne doivent pas tout 'à- fait s'abstenir de ces mots qui n'expriment que des abstractions sans réalité.

Notre corps véritable, notre forme essentielle ne se voit ni ne se touche, elle nous suit partout dans ce que nous nommons la vie comme dans la mort ; seulement elle s'épure, elle se modifie à chaque progrès; une école moderne l'a appelé Périsprit, mot enfantin encore et im- •propre, car elle fait partie intégrante de notre être; elle lui est indissolublement et indivisément unie, elle n'est visible que sous forme de vapeur à certains sensitifs (somnambules médiums) et à quelques animaux. Je vous le dis en vérité, ô hommes 1 la philosophie de l'avenir rira bien de vos discussions oiseuses et saugrenues sur les sujets ci-dessus signalés. " %

Avant de passer à de nouveaux aperçus qui apprécient ces prémisses, on nous permettra de citer encore un extrait d'un article publié par nous dans la Tribune universelle (Introduction, article 3) ; le voici :

La détermination produit la forme dans sa réalisation contingente. La forme est la force d'expansion dç la substance, puisant dans les éléments non pas inertes, mais dans les monades à l'état latent, les matériaux appropriés. Lorsque ces éléments sont condensés, épais, et ils le sont d'autant plus que la force d'expansion est moindre, ils se nomment les éléments sensibles, la matière, saisissable et perceptive par nos organes corporels ; lorsque les éléments de la forme sont trop subtils et trop éthérés pour tomber sous nos sens, nous pouvons les nommer immatériels. Niais on voit d'avance que ces expressions matière et immatériel sont tout à fait relatives à notre planète et à notre constitution organique, l'immatériel pour nous étant très matériel pour des sens plus subtils et pour des êtres plus élevés. La matière en soi, et l'immatériel en soi sont donc des entités vides et qui n'existent pas autrement que comme simples relations. Il importe donc d'en débarrasser au plus vite le langage de la science métaphysique, qui doit

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