‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 133 sur 141 · THEORIE DES MESSIES · texte numérisé non relu

THEORIE DES MESSIES

divins, sans qu'aucun d'eux puisse, nous le répétons, même pendant révolution incommensurable des siècles, se confondre et se perdre dans l'absolu. Ils en approchent toujours de plus en plus, d'une manière incompréhensible pour nous ; mais , et c'est là une des garanties résultant des mathématiques éternelles, ils ont une perspective de jouissances sans terme et sans fin; parce qu'il n'y a qu'un seul immuable, l'infini. L'infini étant sans nombre, est inatteignable par la créature quelque grande qu'elle soit, dont le signe est le nombre. La foi enfantine de nos pères ne s'y était pas trompée, elle avait compris intuitivement ce mystère, qui ne devait être rationnellement divulgué que dans notre sy nthèse.Lorsque plusieurs docteurs, soutenus par un pape, enseignèrent que c'était le Dieu absolu qui était venu dans le Christ, et nièrent l'humanité du Messie, trois conciles, admirablement inspirés , soutinrent qu'en Christ il y avait l'élément humain uni à l'élément divin; que c'était l'HOMME- BIEU, et non le Dieu infini et absolu , sans mélange d'humanité. Par cette décision sage et véridique, les conciles dont nous parlons ont préparé les voies à la vérité. Arius aussi avait erré dans un sens opposé, et n'accordait pas assez au Messie ; il a été justement condamné. Ainsi la créature , arrivée même aux cieux des cieux, y progresse toujours, dans l'activité, le dévouement, l'amour et la connaissance de Dieu. Elle contracte môme, en s'asseyant à la droite du Père suprême ( pour parler le langage de nos aïeux), une sorte d'union avec lui ; union essentielle, intime, consubstantielle et hypostatique, en ce qui touche ses attributs distinctifs, développables

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