LOIS DE LA FOHMÀTION DES MONDES
le passage dans le minéral, le végétal, ranimai, celui d'âme pour l'homme, celui d'Esprit pour le degré supérieur, et enfin celui d'Atcen pour les développements extrêmes ? C'est ainsi, du reste, que le veut la raison appuyée sur les traditions de nos pères. Malgré notre désir de ne pas faire allusion ici à la synthèse physique que d'autres entreprendront, nous n'y choisirons qu'un seul exemple tiré de la formation de notre terre. Ne voit-on pas d'abord les monades à l'état confus et chaotique se grouper ensemble ? Après ce chaos primitif, les roches, les minéraux apparaissent, les monades passent par la vie minérale, ensuite les végétaux ont leur tour et les monades deviennent végétales; plus tard les animaux, aux types lourds et grossiers d'abord, régnent sur la face de notre globe, qui ne reçoit enfin des animaux plus parfaits qu'après de longues et lentes évolutions; puis les hommes viennent les derniers, incultes et sauvages d'abord et s' élevant par degrés, au bout de siècles entiers, à une civilisation peu à peu dessinée. Ne comprend-on pas que les monades devenues animales n'atteignent qu'après beaucoup de développements successifs la transcréation qui les fait hommes? Les hommes en se désincarnant peuvent, en vertu du mérite et de la liberté, s'élever graduellement à des échelons supérieurs, passer au rang d'Esprits, puis d'Awen, puis d'hommes divins. Les lois de progression de la vie grandissante sont, même dans un misérable séjour, tel qu'est encore le nôtre, représentatives de la réalité immuable et générale, car tout est en tout, et Var nalogie est universelle. Nous attachons une grande im-
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portance à cet exemple pris dans la formation de notre planète, et dans les développements successifs des êtres qui y ont paru,, car les lois sont unes, et s'il était vrai, comme on le suppose, que les hommes aient été créés séparément des monades initiales, il n'y aurait plus unité de race dans l'univers, pas plus qu'unité de plan sous la diversité infinie des manifestations infinies de Dieu ; car sur notre terre, les hommes ne sont arrivés qu'à la suite des végétaux et des animaux : il doit donc en être ainsi de l'univers entier, puisqu'une partie même très petite y
du cosmos est la figure exacte du cosmos en grand et dans son ensemble.
Nous sommes bien loin d'assimiler le Livre des Esprits, avec Vintras et le faux christianisme ; Terreur de Vintras et des pseudo-chrétiens est capitale, puisqu'elle porte sur la nature initiale des êtres sortis des mains de Dieu. Tandis que l'erreur du Livre des Esprits, qui pourrait cependant être accusé de donner à la superstition un appoint à cet égard, est plutôt nominale. Les désincarnés, en se nommant à tort des Esprits, cèdent du moins à une illusion que nous avons expliquée. Ils ne se trompent pas beaucoup , pourvu qu'ils se soumettent, comme ils le font d'ailleurs, au progrès et qu'ils reconnaissent leur création à l'état d'involutipn imparfaite. Car les monades, à l'état initial, ont le mouvement et la vie ; elles ont en germe Yâme qui, plus tard, les fera hommes, Y Esprit auquel elles monteront, TAwen, c'est-à-dire leur génie primitif. Elles possèdent donc toute la virtualité latente et développable de leurs évolutions successives. C'est pourquoi le spiritisme peut garder sa dé-