JUSTIFICATION DE NOTRE SYNTHESE
nomination, ainsi que se servir pour désigner les désincarnés du terme d'Esprits; Aais il faut qu'il sache bien que ces noms ne désignent rien d'absolu ( tout au contraire est relatif ), que ces noms sont de convention humaine et qu'il n'attribue pas une supériorité trop grande et excessive aux communications de nos frères de l'espace qui nous dépassent uniquement pour la plupart par le corps plus léger qu'ils ont revêtu à leur transformation. Nous avons sans doute beaucoup à en apprendre, mais ils ont aussi à retirer beaucoup de nos relations avec eux. Action et réaction réciproques, telle est la loi normale qui nous était interdite jusqu'à présent, mais qui entre généralement en exercice. Donc, point d'enthousiasme, le sentiment de la réalité nous suffit.
Quant à nous, qui parlons d'après le langage mathématique de la raison, nous aimons mieux conserver le mot de monades aux divers développements de l'être initial dans l'abîme, dans le minéral, le végétal, l'animal, celui d'âme pour toute la partie d'existence humaine matérielle, celui d'Esprit pour un degré plus haut, et ainsi de suite. L'expression homme désignant la première émancipation de la monade et sa naissance à la liberté et à la raison, servant de base, de fondement, de royauté, comme le disaient les Kabbaïistes, fournira son type à toutes les autres transformations (Swedenborg a pu dire que tout dans les cieux avait le type humain, et le zobar a pu appeler Dieu le grand homme); c'est ainsi qu'une fois l'abîme et l'animalité, son dernier échelon, dépassés, nous avons qualifié les âmes, Esprits, Àwen, hommes matériels, spirituels,, awéni-