‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 26 sur 141 · XXXVI ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME · texte numérisé non relu

XXXVI ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME

pour qu'il pût résister et survivre. Eh bien ! ces conclusions que nous émettrions avec une certaine sécurité, ont été confirmées par la science et par les découvertes récentes (voir t Homme fossile, par Lehon; la Paléontologie , par le docteur Hamy, et la Revue Ae% cours scientifiques 1869-1870; ? Homme tertiaire, etc. ). L'homme a été le contemporain de FAlytérium, puis du Mastodonte. Les preuves qui en ont été recueillies dans divers pays se multiplieront encore à l'avenir. La date de l'apparition de l'homme sur la terre doit donc être reculée à 80 mille ans, si ce n'est plus.

Comment la forme humaine a-t-elle éclat*é? Ou vous admettez le Dieu créateur intervenant à chaque nouvelle espèce et créant un ou plusieurs couples de toute pièce, alors vous n'avez pas besoin de la science, le miracle permanent explique tout. Nous ne prétendons pas que vos croyances soient fausses, seulement nous ne nous en occupons pas, nous en avons dit la raison.

Ou bien si vous n'admettez pas la création de toute pièce, de couples tout formés, force est bien aux savants, quoique savants, d'avoir du bon sens. Il faut qu'ils reconnaissent ce tout petit fait auquel ils n'ont pas assez réfléchi, à savoir que l'enfance du roi de la création, plus chétive, plus exposée que toute autre à mille accidents, a dû être protégée par une mère, que cette mère inconnue a dû porter le premier homme dans son sein, l'allaiter et le surveiller du moins pendant son jeune âge. Puisque vous repoussez l'intervention d'un créateur miraculeux, il faut de toute nécessité supposer que

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