ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME. XXXVII
les choses se sont passées naturellement et comme je viens de le dire. Je puis ajouter, pour rassurer les âmes timorées, que dans cette hypothèse même, la mère du premier homme peut bien porter légitimement le nom de femme.
Le transformisme de l'espèce intermédiaire, anthropoïde, ou primate, perdue ou encore existante après un grand nombre dé* siècles, a eu lieu insensiblement et non. tout 'd'un coup, et ainsi, quand la forme humaine a éclaté pour la première fois, ses parents touchaient déjà la limite de l'humanité.
Avec notre théorie qui sera consacrée dans l'avenir, et qug déjà mille preuves diverses tendent à établir.,, chaque forme nouvelle appelle une monade de même ordre pour ranimer, il n'y a plus aucun intérêt à tant noircir de papier, à gonfler sa plume de tant d'indignation contre l'origine simienne ou animale de la forme humaine, qui provient nonseulement du singe, mais encore primitivement du zoonite, mais eucore du limon de la terre et de ce que nous avons nommé l'œuf cosmique. Est-ce que tous les embryons et les fœtus des animaux et de l'homme ne passent pas, de la forme du zoonite et du têtard, par toutes les formes intermédiaires et supérieures, s'a Frétant juste au point de l'animal à reproduire ; est-ce que cette grande constatation de l'embryogénie n'est pas saisissante ef lumineuse ?
Quest-ce que cela peut faire à la dignité humaine? Lorsqu'il ne s'agit que^d'un têtard, c'est la monade du têtard qui vient l'animer, du singe celle du singe, de l'éléphant celle de l'éléphant ; lorsque enfin,