XXXVIII ANTHROPOLOGIE BT TRANSFORMISME
par suite de transformations successives, la forme d'un anthropoïde inconnu est devenue la forme humaine, c'est une monade humaine qui s'y associe. — Darvin,' tous ses disciples, aussi bien que ses adversaires, ne se sont préoccupés que des formes, sans se soucier des centres dynamiques ou psychiques, monades plus ou moins élevées, qui les animent. On peut donc accepter les travaux de Darvin, sans compromettre aucunement la vraie conception de l'univers, et sans que notre fierté ait à en souffrir.
On doit d'autant plus les accepter, qu'il n'y a pas moyen de faire autrement : ou la création permanente et le miracle, ou le transformisme ; pas de milieu, nous l'avons péremptoirement prouvé en termes si précis et si peu scientifiques, qu'un enfant nous comprendrait.
Que fait Gràtiolet pour contredire cette thèse du transformisme? Il la renforce, au contraire. Il nous dit d'abord : « L'homme se rapproche énormément du singe; bien plus, il ne ressemble absolument qu'à eux (quant aux formes, je le suppose), à tel point que si on venait un jour à classer les animaux mammifères par l'étude du cerveau, il faudrait élever le groupe dh primates, comprenant à la fou l'homme et le singe, au rang de sous classe dans la division des mammjfères monodelphes. » (Revue des cours scientifiques, année 1864, n° 16).
« L'encéphale de l'homme, dit-il ailleurs, et celui des singes présentent une ressemblance typique, et cette ressemblance est exclusive; l'homme ressemble au singe et ne ressembla qnà lui. Ces analogies peuvent se poursuivre plus loin, etc., etc. »