‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 30 sur 141 · XL . ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME · texte numérisé non relu

XL . ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME

une monade de même ordre, adéquate à l'organisme, pour en prendre la direction et servir ainsi à l'élaboration du globe et de son humanité.

Trémaux (Origine et transformation des êtres) prétend que nous n'avons plus sous nos yeux l'espèce intermédiaire dont l'organisme a été immédiatement transitoire à l'organisme humain. Le singe, selon lui, n'est qu'une branche dégénérée de cette souche mère. Il explique cette dégénérescence par les habitudes sauvages de cette branche, par son séjour dans les bois et surtout par son habitation sur les sols primitifs, tandis qu'il y a progrès et amélioration des races qui vivent ou sout transportées sur des terrains de formation plus récente tertiaires, quaternaires ou d'alluvrtui. Il cite ra^rae des faits récents qui prouvent en faveur de sa thèse et établissent un rapport constant entre les races d'animaux et de l'homme et le sol sur lequel ils habitent. (Lire l'ouvrage cité plus haut).

Ces conclusions ont le mérite de s'accorder avec les travaux de tiratiolet déjà mentionnés. Il dit en effet que le singe, quant à la forme, ne diffère de l'homme que par des caractères tout à fait secondaires, et notamment par sa maiu dont le pouce est lié aux autres doigts et ne s'en sépare que par un léger tendon, chez quelques espèces, tendon qui s'amoindrit" tous les jours, et par le muscle préhenseur. Or, qui ne voit que cette conformation particulière peut s'expliquer par le séjour des forêts et par les habitudes de saut gymnastique sur les arbres. Le singe ne serait donc qu'un anthropoïde (souche de notre forme humaine) dégénéré.

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