XLII ANTHROPOLOGIE ET TBÀNSFOBMI&ME
trouve pas de traces dans l'avenir, la logique veut qu'elle ait existé, et nous avons posé carrément le choix entre le transformisme et la foi dans une création revenant à chaque instant et encore de couples
tout formés. Nous n'y reviendrons pas. Aussi est-ce avec étounement que nous avons lu entre savants et non pas entre théologiens dont nous ne. parlons pas, s'élever ces querelles saugrenues et interminables, sur l'hybridation, le croisement des'raçes, la fixité et la variabilité des espèces. Elles me paraissent tout à fait surperflues .en présence du dilemme positif et accablant mentionné plus haut. Elles n'auront pas été inutiles toutefois pour l'éclaircissement d'autres problèmes d'histoire naturelle. Je crois avoir démontré r non moins clairement, que la question du transformisme, qui n'en est pas une à mon avis entre vrais savants, n'intéressait aucunement notre orgueil humain, puisqu'il ne s'agissait que dés formes et non pas de notre monade animique. Je pourrais donc espérer de ne plus lire dans les adversaires du transformisme ces tirades sentimentales et indignées contre, l'opinion dégradante qui nous fait descendre d'un animal, si je ne savais pas que l'humanité, une fois imbue de fausses préoccupations et d'erreurs grossières, n'en revient pas si facilement.
Cependant nous espérons qu'un savant distingué, . vulgarisateur par excellence, Louis Figuier, voudra bien reconnaître sa méprise, avouer qu'il s'était à tort effarouché, et qu'il n'y a plus lieu de se défendre avec tant d'insistance, comme il Ta fait dans F Homme primitif et dans son dernier ouvrage dont nous al-