‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 33 sur 141 · VIE FUTURE DEVANT LA SCIENCE. XLIII · texte numérisé non relu

VIE FUTURE DEVANT LA SCIENCE. XLIII

Ions dire quelques mots, de professer une opinion toute simple, toute naturelle et toute anodine au point de vue de la dignité et de l'excellence humaines.

Le développement futur de l'œuf cosmique de la terre n'ira-t-il pas plus avant, n'enfantera-t-il pas des formes supérieures à l'humanité, contenues déjà à l'état latent dans le germe humain? Nous le pensons. Il suffirait pour cela d'un changement dans les milieux ambiants, dans les influences climatériques, dans la poussée du fœtus qui irait insensiblement plus loin tous les jours. Apparition lente et progressive de nouvelles formes, formation par une évolution de siècles d'une nouvelle espèce supérieure. Tout cela est dans la limite du possible, du probable même, mais non du certain.

Vie future devant la science.

J'ai écrit depuis 1838 une série d'ouvrages dans lesquels je traite principalement de la question présente, me prononçant énergiquement pour les vies successives, et la pluralité des existences de la monade humaine. Jean Reynaud, avec lequel j'ai correspondu, a soutenu la même thèse en 1850 dans Terre et ciel, et j'ai clos ce que j'avais à dire là dessus par un traité complet où je rassemble tous les penseurs du passé et du présent sur le même problème, ressuscitant des noms presque inconnus et bien dignes cependant d'une mention, reprodui-

Page 1