XLIV VIE FUTURE DEVANT LA SCIENCE
sant les fragments importants de mes ouvrages sur la vie future, et y ajoutant de nouveaux arguments. Ce traité de 500 pages est intitulé Pluralité des existences de rame et en est à sa cinquième édition. Plus tard, je composai la Synthèse d'après les Druides que je complète aujourd'hui par les vues hardies et radicales de cette écrit une Philosophie nouvelle qu'avait préparée en 1869 la Philosophie de F avenir.
Des gens à courtes vues disaient ma thèse sur la vie future délaissée, et son intérêt épuisé. J'étais tranquille, puisque je crois qu'elle est la vérité. Or, voici que cette année 1 87 1 , un des plus aimés savants, parce qu'il s'attache depuis qu'il écrit à vulgariser la science, un des plus lus par tous et des plus recherchés, Louis Figuier, reprend pour son compte la thèse déjà soutenue par les grands esprits de mes prédécesseurs. Il ne s'éloigne sur aucun point capital de nos chères croyances, qui se sont transmises depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours, ainsi que*je l'ai péremptoirement établi. Il a écrit le Lendemain de la mort ou la vie future devant la science. (Hachette, éditeur).
Louer ce remarquable livre, ce serait nous louer nous-même, car il confirme toutes nos convictions, toutes les idées et tous les écrits de notre vie. Nous nous bornons à constater l'inexprimable satisfaction que nous a causée son apparition inattendue, Nous voulons en faire ici, non pas la critique, mais soumettre tout simplement à l'excellent auteur quelques observations que nous a suggérées sa leclure.
Je lui dirai d'abord que ses opinions hardies sur les habitants du soleil avaient été préparées. Dans
VIE FUTUBE DEVANT LA SCIENCE. XLT
mon traité Nature et destination des astres, grand in-8, 1864, j'exprime la pensée, que vul'énormitéde la pesanteur sur cet astre, les habitants doivent être d'une nature calorifique ou électrique. Mais ce n'est pas pour lui signaler ma trèâ faible autorité que je fais cette remarque, c'est pour lui* en indiquer une autre bien plus imposante que la mienne, celle d'un homme éminent, de l'abbé Gratry, déclarant qu'à ses jeux le soleil est le paradis de notre tourbillon (Connaissance de T âme, 2 e vol,); j'en ai cité plusieurs passages formels dans mon écrit.
Xouis Figuier pense que les enfants morts en bas âge recommencent la vie terrestre. Cette hypothèse vaut cent fois mieux, nous en convenons, que l'hypothèse vulgaire de la scholastique ou d'une entrée d'emblée que rien nejustifierait dans les grands ci eux, ou bien d'un séjour éternel dans les limbes, opinion injuste et puérile. Cependant nous ne voyons pas trop l'utilité de cette première apparition tout à coup entravée, pour être reprise. Il y a une perte de temps injustifiable et qui blesse la loi universelle du progrès et la loi non moins éternelle de. l'économie des ressorts.
Nous avons exprimé un autre avis là dessus en 1 846, dans notre ouvrage Exposé d'un nouveau système philosophique, où on lit p. 1 33 : « L'âme qui* arrive sur notre globe et revêt la forme humaine, a dans son passé une double raison, d'abord de sçn existence terrestre, ensuite de sa naissance dans telle parenté, dans telle position, et de son union avec tel organisme plutôt que tel autre. Quant aux enfants qui meurent r au berceau ou en très bas âge, il faut penser que