‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 35 sur 141 · XLVI VIE FUTURE DEVANT LÀ SCIENCE · texte numérisé non relu

XLVI VIE FUTURE DEVANT LÀ SCIENCE

n'ayant pas mérité de prime-abord le passage à un monde supérieur, ils n'ont pas non plus mérité la prolongation, pendant toute une vie d'homme, des souffrances et des épreuves de la terre, et après un temps plus ou moins long de repos et d enveloppement , ils sont affranchis par la mort du degré terrestre de Vinitia- * tion. »

J'ai répété cette solution dans une foule d'écrite et d'articles philosophiques de journaux, dont je reproduirais des fragments définitifs et concluants contre l'opinion impie du moyen-âge, si je ne m'étais pas imposé la loi absolue, dans un ouvrage purement philosophique, d'éviter avec un soin scrupuleux toutes les questions théologiques.

Je suis certain que, si Louis Figuier avait eu connaissance de nos écrits h ce sujet, il aurait tout au moins mentionné notre hypothèse, quitte à la discuter, à la réfuter sans l'adopter.

Cette hypojhèse, en effet, a le mérite d'expliquer l'utilité de ce fait capital (ce que nulle théologie n'a pu faire) de la disparition au berceau et en bas âge d'une multitude d'enfants. Elle a ses racines dans la croyance universelle, qui ne prie point pour cette monade d'enfant, et la répute bienheureuse. Ce qui est exprimé dans cette belle maxime antique, relevée par notre auteur lui-même : ceux qui meurent jeunes sont aimés des dieux.

Ce que jious louons en Louis Figuier, c'est sa conception de la nature progressive dans ses formes comme dans ses forces, mais quelque chose nous parait incomplet. Il ne s'est pas même élevé à la hauteur des Druides.

Page 1