‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 4 sur 141 · LE POSITIVISME. V · texte numérisé non relu

LE POSITIVISME. V

des forces, et les propriétés de tous les deux dans le milieu de l'atmosphère qui, pouvant varier de composition, de ténuité, de nature propre dans chaque globe, frappe d'une limite infranchissable tous les travaux des savants, et les contraint à ne pas dépasser dans leurs affirmations notre planète exiguë. C'est à peine s'ils peuvent décorer du nom de lois les faits synthétiques auxquels ils parviennent pour expliquer une série de phénomènes ; car ces faits, en montant plus haut, seront absorbés peut-être et se fondront dans une loi plus générale, inconnue à jamais ici-bas, et le même raisonnement pourra s'appliquer dans les autres globes de la création. Les sciences de réliment sensible dans chacun d'eux seront les mofhs scientifiques, les moins positives de toutes, par des motifs identiques et cela à quelque degré d'élévation que l'on veuille se placer. Quelle différence avec les mathématiques, avec la métaphysique, avec la logique, les sciences morales; là, les lois sont universelles, et les rapports absolus, vrais dans tous les temps et dans toutes les régions du Cosmos. Yoilà le seul et vrai positivisme. Si en demandant du positif, l'homme de nos jours veut dire, au contraire, qu'il a assez de fois imposées, au nom de la lettre et de l'autorité, avec leurs dogmes contradictoires, mystérieux et incompréhensibles, quand ils n'outragent pas à la fois Dieu et l'humanité, assez de discussions ofseuses, subtiles et sophistiques pour les mieux expliquer ou plutôt pour les mieux obscurcir ; s'il dit qu'il a assez de ces philosophies pédantes qui entassent Pélion sur Ossa, afin de prouver qu'il fait jour en plein midi

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