VI LE POSITIVISME
et même parfois pour le nier, ou bien de ces systèmes qui se suivent, s'échelonnent, se combattent, se détruisent réciproquement, pour ensuite reparaître sous d'autres formes sans aucun résultat définitif pour la pensée humaine, qui mêlent ensemble des éléments vrais et faux, mal digérés, mal ordonnés, présentés d'une manière confuse et dans un langage embrouilla, reproduisant dans leur ensemble indigeste une idée de ce que les anciens nommaient le chaos; s'il dit qu'il a assez de ces . ténébreuses sciences où les savants qui se disputent ne s'entendent pas eux-mêmes", faute d'avoir défini les mots dont ils se servent et d'avoir une idée précise des choses dont ils parlent : oh ! alors nous sommes de son avis.
Nous; sommes encore de son avis quand il ajoute : « Il est temps enfin de sortir de ce dédale et de cette impasse, de ces luttes interminables où l'esprit humain gaspille ses facultés en pure perte ', il est temps de passer de la foi aveugle et crédule à une foi raisonnée et certaine, de toutes ces évidences personnelles qui ne sont des évidences que pour un seul ou pour quelques rares disciples, à des preuves viriles et de constituer enfin positivement et mathématiquement, s'il se petit, les sciences les plus hautes et les plus vitales de l'humanité. »
D'autres ont nié la philosophie, la métaphysique, les sciences de l'esprit en présence du néant et des ruines de leurs innombrables systèmes ; ils n'ont cru qu'aux mathématiques et aux sciences de la matière.
Quoi! Comte et Littré affichent la prétention de constituer des sciences positives, et ils rejettent la