‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 43 sur 141 · LVI BELIGIQN PHILOSOPHIQUE DE L AVENIR · texte numérisé non relu

LVI BELIGIQN PHILOSOPHIQUE DE L AVENIR

origine et la même destinée ouverte à nos efforts. Les soleils 'uniques des tourbillons, comme les soleils centraux parmi d'autres soleils d'uai même système, sont comme les centres nerveux de Caxe cérébro-rachidien du cosmos où résident et influent les dieux

subalternes sous la direction du moi divin, un, et il y a de mémo des centres ganglionaircs^L'analogie est universelle.

Cette conception de la monade première ne peut être attaquée ni démentie par la philosophie du plus lointain avenir. Elle suffit, à elle seule, jour constituer la religion positive de tous les libres penseurs, de tous ceux qui n'adhèrent à aucun cultç déterminé. Mais c'est le Dieu du relatif, du devenir, le seul qui soit u notre portée et compréhensible pour nous.

Nous suivrons tout à-l'hcure l'ascension jusqu'au Dieu absolu.

Cette religion nous la "nommons runiversalisme, c'est à-dire la communion avec le genre universel et avec la monade directrice. Elle implique la solidarité detoilsles êtres du cosmos. Elle n'est pas exclusive du culte et de la prière.

On pourra prier la grande monade, centre et cer- " veau de l'univers qui nous enveloppe de l'immensité de ses rayonnements et correspond partout ; lui demander des conseils, des encouragements à bien faire, de la force morale pour triompher des épreuves et des obstacles (Satan, dont l'étymologie n'est pas seulement qui divise, mais qui s'oppose, qui résiste), pour accomplir résolument notre devoir, et parfaire notre tâche actuelle. On peut prier aussi et pour les

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mêmes fins, le Dieu de notre tourbillon, la monade qui s'est élevée le plus haut dhns nos mondes par ses mérites et les vertus.

On peut également invoquer le secours et Vaide moral des aucêtres qui nous ont précédés dans la vie humaine. et ultra- terrestre.

Mais il faut que nos prières et nos invocations ne soient pas égoïstes,. qu'elles soient toutes subordonnées à F ordre universel, (Voir notre Philosophie de l'avenir, p. 12.)

11 me semble mêinc que cette religion philosophique, inattaquable par la science qui, si elle ne peut pas actuellement la prouver, ne peut pas non plus la démentir, exempte par conséquent de toutes contradictions, de toute obscurité et de toute superstition, pourra aider de beaucoup au fusionisme de tous les cultes à l'avenir.

C'est un terrain neutre, en effet. Le culte des grands ancêtres,, qualifiés parles uns de saints, de héros, de dcmL-dicux, par les autres de vénérables et de pieux, etc., etc., etc., est exalté dans la religion philosophique que nous proposons à ceux qui n'en ont point d'autre. Chacun invoquerait ses êtres de prédilection, et cette vénération satisferait aussi bien- les religions de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique, même celles des sauvages, que celles* de l'Europe, qui comptent beaucoup moins de sectateurs.

C'est un terrain neutre aussi pour le Dieu du tourbillon, car, puisqu'il n'est pas désigné, chaque partisan d'un culte verrait dans ce Dieu celui qui lui paraîtrait mériter le mieux cette haute position.

Le terrain est neutre enfin pour la grande monade

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