‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 44 sur 141 · LVIII DE L'ABSOLU · texte numérisé non relu

LVIII DE L'ABSOLU

qui est adorée comme le Dieu suprême, et sous des noms divers par les croyants de toutes les religions. Ou nous nous trompons fort, ou dans Y avenir, cette religion philosophique fera l'union des cœurs et des volontés, présentant à la vénération les ancêtres aimés de chacun et devenus êtres surhumains, les monades supérieures du tourbillon, et par dessus tout, le grand Être directeur de l'univers.

Parlons maintenant de ce que nous pouvons attester de l'absolu.

De l'Absolu.

L'absolu existe dans les lois universelles du cosmos.

Dans les mathématiques.

Dans la loi morale. ♦

Dans les principes premiers qui sont le fondement de toutes les sciences sans exception.

Dans la nécessité logique.

Expliquons-nous. Le principe des choses exige dans notre pensée une force initiale, monade absolue qui a mis en branle l'univers et a donné lieu, par son sublime développement, à toute la série des monades (Êtres possédant à la fois l'essence dynamique, la forme et la vie, voilà dans quel sens nous prenons ce mot (*).)

(1) Monos, unité, individualité soit simple, soit composée de ses congénères, douée d'autonomie, de force et de mouvement. Nous n'acceptons donc qu'à demi la belle conception de Leibnitz, et nous allons infiniment plus loin que lui.

Page 1