‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 46 sur 141 · LX . DE L'ABSOLU · texte numérisé non relu

LX . DE L'ABSOLU

Ion le témoignage de ses disciples, notamment d'Archytas deTarente, que les mathématiques et la science des nombres, fondées sur des bases éternelles, démontraient que 1 multipliant 1 , môme à l'infini, produit toujours 1 ; ce qui indiquait le nombre caché de Dieu, qui n'était pas solitaire, mais qui, dans son absolu, avait beau avoir des facteurs infinis, des associés substantiels de sa grande nature, sans cesser d'être l'inconcevable et l'incommensurable unité. L'absolu, c'est aussi le ceugant des druides où les liommes ne peuvent pénétrer, c'est la vie de l'infini.

Henri Martin (0, notre infatigable et célèbre historien, qui a fait des études spéciales sur les druides, vient d'ajouter récemment plusieurs documents aux triades bardiques données par Pictet et développées par nous. Ces documents nous semblent encore moins indépendants et plus imprégnés des idées chrétiennes. On trouve môme dans le second document des traces non équivoques de la chute des anges, doctrine orientale sans doute, non des temps primitifs de-4'Orient, mais dont le christianisme s'est emparé. Ce n'est point là le druidisme antique qui y est tout opposé et qui fait commencer la vie des êtres dans l'Annwfn ; la doctrine d'esprits purs créés d'emblée, puis déchus et rejetés dans le cercle de la transmigration, paraît intercalée, comme une tentative de conciliation, entre les deux théologies rivales. On sait que nous ne nous occupons pas de ces

(1) Le Mystère des Bardes de Vile de Bretagne, 1 vol. gr. în-8, tirage à part.

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