‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 50 sur 141 · LXVI DE L'ABSOLU · texte numérisé non relu

LXVI DE L'ABSOLU

• Imparfaits, mais perfectibles, nous nous rapprochons sans-cesse du savoir par la science et par l'effacement progressif des erreurs; de la vie identique et toujours la même par la continuation des existences multiples et successives, marquées d'abord par des intermittences et des interruptions apparentes qu'on appelle , mort ; *plus haut, les transitions sont moins brusques, plus haut encore à peine sensibles. Nous nous rapprochons du bien par la vertu et par l'amoindrissement du vice qui est le mal. Tout le mouvement des substances contingentes se résume ainsi dans, la tendance- vers l'absolu, leur premier principe. et leur fin, tendance qui s'explique et se comprend métaphysiquement, puisque leur essence et toute leur réalité dépendent de l'être préantinomique. L'univers intellectuel et moral, le monde des substances, n'a donc qu'une seule loi, le progrès; comme l'univers physique, le monde des formes n'a qu'une loi aussi, l'attraction universelle. Nous unissons donc Newton et la philosophie moderne qui serésument dans l'idée du progrès. Nous, condamnons le processus circulaire d'Hegel, qui n'efface rien et n'aboutit à aucune fin, le progrès infini, expression contradictoire de quelques panthéistes, pour nous tenir avec une certitude inébranlable au progrès indéfini ; car la métaphysique nous enseigne que la limite sans cesse amoindrissable et amoindrie par nos efforts, subsistera toujours en nous plus ou moins; c'est la condition de. notre nature. % Il y a entre le parfait et l'imparfait assez de distance pour que les siècles des siècles ne puissent parvenir à la combler. On voit de même par .là, qu'après cette

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