‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 57 sur 141 · LXXIV LA. MOBALE INDEPENDANTE · texte numérisé non relu

LXXIV LA. MOBALE INDEPENDANTE

à la philosophie spiritualiste et bâtarde. Cependant on peut y prendre quelque chose.

Quelques mots seulement en terminant, sur ce que I l'on appelle la morale indépendante, qui est une des plus généreuses illusions, mais aussi une des erreurs les plus profondes de notre siècle.

La Morale indépendante.

J'affirme d'abord mon admiration et mon estime pour le noble but qui a guidé ses partisans. Ils se sont dit : Tous les cultes s'entredéchirent, se massacrent réciproquement, s'anathématisent ; leurs disputes sur Dieu et sur ses rapports avec les hommes n'ont produit que haine , discorde , déchirements. Toutes les sectes croient au diable tentateur et à un enfer, son domaine éternel, et à d'autres énormités, telles que la prédestination et la réprobation. La philosophie n'est pas plus d'accord sur cette question que les cultes religieux; chaque penseur a son système là dessus, sa ^uance particulière, déiste, antithéiste, panthéiste; cela prouve que jamais on ne s'entendra sur ce point. N'y a-t-il pas un terrain neutre qui peut servir de lien entre tous? Ce terrain existe : c'est la morale et le devoir. Travaillons résolument à cette science positive, en la séparant et la proclamant indépendante de toutes ces croyances et de toutes ces opinions contradictoires.

Je le répète, je ne puis assez admirer cette idée tirée des entrailles mêmes de la haute science : chercher

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