‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 7 sur 141 · LE POSITIVISME. IX · texte numérisé non relu

LE POSITIVISME. IX

agendi; dès lors à celui qui cherche l'explication d'un fait, répondre par la propriété ou par la /ot, c'est répondre à la question parla question, et c'est cette grossière faute que le positivisme a érigé en système (p. 25). »

N'ayant pas l'habitude de profiter, pour notre propre compte, des idées d'autrui et de refaire un travail qui nous paraît sérieux, nous aimons mieux y renvoyer nos lecteurs, après ces courtes citations.

Nous ajouterons à cette critique déjà décisive des observations qui nous sont personnelles» Comment Comte et Littré qui rejettent l'absolu, peuventils être certains du déterminisme dans tout le cosmos ; comment peuvent ils affirmer la persistance des propriétés et des lois dans tous les temps et dans tous les lieux? Ils ' répondent qu'il en a toujours été ainsi. — Pour des observateurs de quelques siècles, je puis l'accorder, quoique la chicane me serait permise ; mais pour les cent mille ans et plus de la vie de l'humanité sur le globe (*),' je dis que rien ne le prouve. — J'ai exprimé plus haut que les sciences de l'élément sensible étaient ce qu'il y avait de moins positif, parce que les conditions des phénomènes et leur mode d'agir devaient indéfiniment varier selon les globes ; mais je pourrais concéder encore que dans des milieux identiques, et avec les mêmes conditions, les mêmes faits se reproduiraient d'après des lois semblables; je le puis, tandis que vous ne pouvez pas, vous positivistes* vous permet-

(1) L'homme a été contemporain de l'Alythérium, et on en retrouve des traces indubitables dans les terrains du lftyocène moyen.

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