‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 70 sur 141 · XCII CLK DU MERVEILLEUX · texte numérisé non relu

XCII CLK DU MERVEILLEUX

ou êtres pneumatiques, se mouvant circulairement, ne pouvaient perdre de vue leur centre ni s'en écarter.

Au dessus des dieux,, il y avait le Dieu suprême, ordonnateur et régulateur de toutes choses.

Le défi ut capital de l'hellénisme fut d'admettre que toutes les divinités du paganisme étaient des dieux, tandis que ce n'étaient que des démons, des archoutes, des héros et à peine des demi-dieux. Ne voit on pas en effet que toutes ces divinités protectrices des turpitudes et des infamies, de l'adultère, de la débauche, du vol, lorsqu'elles apparaissaient dans quelques théophahies, n'avaient pour représentants et pour personnages que des âmes impures, et même des antithées, les pires des démons suivant l'énergique appellation du néoplatonisme? Quant aux autres dieux, ne les voit-on pas trop soucieux encore de la terre, prendre plaisir à la bonne chère, à la fumée et au sans: des victimes, se mêler trop passionnément de nos querelles et de nos passions, ne les voit-on pas se dégrader dans des amours adultères? Qu'étaient ce donc que de pareils dieux? et quels mandataires pouvaient ils avoir ici bas autres que des démons, des archoutes, et des héros, c'est-à-d re des âmes encore engagées dans le sensible. Les Hellènes se laissèrent donc abuser par les apparences, et n'eurent jamais que des. âmes plus ou moins viles ou imparfaites à la place des dieux dans toutes les manifestations.

En vain les néoplatoniciens voulurent-ils réagir contre ces doctrines insensées, en vain l'empereur Julien, dont la théologie se rapproche beaucoup du christianisme, ne considérait- il le dieu soleil que comme l'emblème et le paradigme du soleil spirituel, cette métaphysique subtile ne put sauver l'hellénisme.

Nous ne voulons pas quitter l'antiquité sans citer encore un autre passage de l'un de nos articles.

Ce que Plotin et Proclus entendaient par le pneuma, c'est selon eux l'esprit divin, et celui qui a été créé avec cet esprit pur de tout mélange — nous disons nous, qui est arrivé par ses continuels mérites à en prendre possession définitive — est doué du mouvement circulaire qui régit les mondes célestes, c'est à dire encore qu'il ne peut s'écarter de son centre intelligible, ni per-

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