‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 93 sur 141 · INFINITÉ DE L'UNIVERS · texte numérisé non relu

INFINITÉ DE L'UNIVERS

pi as compréhensible à ses créatures qu'elles sont plus voisines de lui, ou plus participantes à ses perfections.

Chaque pas sur l'échelle infinie du progrès menant nécessairement la créature plus près du créateur, du moins par rapport à elle-même , il est nécessaire qu'elle le sente ou le voie, qu'elle l'aime ou le contemple mieux et le cultive davantage. Dieu n'est donc incompréhensible pour aucune créature, prise dans le cours de toutes ses existences et de toutes ses destinées d'ailleurs sans terme, puisqu'il se communique ou se fuit participer de plus en plus à chacune d'elles dans tous ses attributs par la suite des temps.

Mais il ne sera jamais absolument compréhensible à aucune d'elles, parce qu'aucune d'elles ne peut être identique ou égale à lui-même , c'est-à-dire à celui seul qui est l'infini et le parfait absolu.

Dans cette conception aussi l'immortalité universelle trouve son domaine tout préparé. — Par elle le télescope d'Herschel est infiniment dépassé. En un mot, tout l'ordre moral et tout l'ordre physique se transfigurent, et sans doute un poète puiserait dans cette source, agrandie de nos plus sublimes inspirations, des magnificences supérieures à celles de certains psaumes de David.

Cette grandeur incommensurable des mondes, cette infinité numérique relative des créations et des existences, ne doit ni étonner ni scandaliser : elle est digne et seule digne de la perfection de celui qui seul est l'infini absolu*. Sur toutes ces affirmations de la philosophie moderne, d'ailleurs, sur l'infinité de l'univers, sur la pluralité infinie des mondes, sur le flux continu de l'activité divine, sur la création ininterrompue, incessante de mondes nou-

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