DEFINITIONS DU PB OGB ES
celle d'an bat, mais d'un bat désirable, salutaire, bienfaisant. Tendre vers le néant, la mort, le mal- être n'est certes point un progrès ; c'est , au contraire, la négation, l'inverse du progrès, c'est an regrès [regressus). Jje progrès consiste, en effet, à tendre vers l'être et le plus grand être , vers le bien et le plus grand bien , vers le vrai et le beau par excellence , vers la vie et la plus grande vie. Mais qu'est-ce que le plus grand être? Qu'est-ce que le bien , le vrai et le beau absolu? Qu'estce que la vie parfaite, si ce n'est Hêtre universel dans la plénitude d'existence et de félicité que lui procure éternellement la conscience d'une infinité d'attributs infinis • en puissance et en acte.
Dans son acception la plus générale, le progrès peut donc se définir : la participation de plus en plus grande, et à jamais croissante de toutes les créatures à l'infinité d'attributs infinis de Dieu ; l'ascension graduelle , indéfinie , mesurée , solidaire et harmonique des êtres particuliers vers les perfections et la félicité de l'être universel; l'accroissement de l'être par le développement successif de ses attributs ou de sa vie, l'augmentation en nombre et en intensité, des virtualités, énergies, facultés ou propriétés en germe, ou en prédisposition dans les êtres ou les forces ; — la tendance naturelle et providentielle, la marche soutenue des existences vers la manifestation affective de la plénitude de vie qu'ils ont en puissance dans leur essence ou leur nature. ' Le progrès, c'est encore l'ordre universel se réalisant, se déroulant à l'infini dans le temps et l'espace par le développement successif, régulier, des êtres et des mondes ; — c'est encore la trace ou la forme de la vie universelle, de son expansion dans l'univers; — le monde même de l'essor de l'activité créatrice, et, par suite, celui de l'activité de tous les êtres créés , développant , manifestant successivement leur essence ; exerçant leur