‹ Une philosophie nouvelle [microform]Chapitre 50 sur 60 · L'Evolution créatrice, p. 4- 2. Id.» p · texte numérisé non relu

L'Evolution créatrice, p. 4- 2. Id.» p

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plus le secret que la ligne droite n'engendre la courbure. Considérez le développement d'un embryon. Il résume l'histoire des espèces : l'ontogenèse, dit-on, reproduit la phylogenèse. Eh bien ! qu'observons-nous alors ? Maintenant qu'une longue suite séculaire est contractée pour nous dans une courte période et qu'ainsi notre vue est capable d'une synthèse trop difficile auparavant, voici qu'apparaissent l'organisation rythmique, le caractère musical, que la lenteur des passages nous empêchait tout d'abord de saisir. Dans chaque état de l'embryon, il y a autre chose qu'une structure instantanée, autre chose qu'un jeu conservatif d'actions et de réactions : il y a une tendance, une direction, un effort, une activité créatrice. L'étape traversée est moins intéressante que la traversée elle-même ; celle-ci à son tour est un acte d'élan générateur plus qu'un effet d'inertie mécanique. Ainsi en doit-il être encore, par analogie, pour l'évolution générale. Nous avons là comme une vision de la durée biologique en raccourci : délayage et relâchement dans sa tension font apparaître l'homogène, mais du même coup, à proprement parler, disparaît l'évolution.

Au surplus, que la vie soit création véritable, M. Bergson l'établit par des arguments directs et positifs. Pareille conclusion se présente comme l'enveloppe de toute sa doctrine. Elle s'impose

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