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de Calvin, mais au contraire, avant, et avoir été « présent et témoin oculaire de sa mort.»| Il écrivit : «Calvin est mort frappé de la main d'un Dieu vengeur, en proie à une maladie honteuse, dont le désespoir a été le terme. » Cet étudiant, c'était Harennius, venu à Genève pour écouter les leçons du Réformateur !. »
On voit si d'Antoine Sarron à Audin la légende à cru et embelli. Il était cependant réservé à M. Renauld de justifier jusqu’au bout le proverbe vires acquirit eundo, et de renchérir non seulement sur Sarron, sur Surius, sur Bolsec, sur Haren, mais même sur Audin.
On lit dans sa Conquête protestante : « IL faut démontrer que les Réformateurs furent les pires scélérats, afin que l’on juge par eux ce que vaut leur invention soi-disant religieuse, qu'ils ont appelée protestantisme?. » 1l faut démontrer! C’est une démonstration à faire, une thèse à soutenir, et pas du tout un fait à constater.
€ Quant à Calvin il ne valait pas mieux. Un mot peindra ce monstre : il se livra à de telles
4 Audin, IL, p. 415.
? Ernest Renauld, La conquête protestante, 1900, p. 13.
débauches qu’il mourut de la syphilis, ainsi que je l’ai publié, avec pièces à l’appui, dans le Péril protestant. »
Des pièces à l’appui! Hâtons-nous d’y recourir. Nous citons tout: «Calvin naquit à Noyon, en 1509. Curé de Martheville, puis de Pontl’'Evêque (Calvados), il avait appris, dans cette dernière cure, les doctrines de Luther, par un Allemand, Melchior Wolmar?. Ainsi que son maître Luther, Calvin était au moral tout ce qu’il y avait de plus immoral ; avant son hérésie, il avait été puni à cause de la dépravation de ses mœurs ; il fut même condamné à mort
1 Jbid., p. 18.
2 Notons en passant au moins trois erreurs. M. Renauld confond Pont-l'Evêque dans l'Oise avec Pont-l’'Evêque dans le Calvados. Calvin était Picard, et Noyon n’est pas en Normandie. De plus Wolmar n'’alla jamais à Pont-l’'Evêque. Il résida à Paris, à Orléans et à Bourges, et repartit pour l’Allemagne. Enfin Calvin ne fut jamais curé, ni à Pont-l’Evêque, ni ailleurs. Il eut, selon l’usage du temps, des bénéfices : mais il ne résidail pas, et ne pouvait exercer aucune fonction sacerdotale, n'ayant pas été ordonné et s'étant même démis de ses bénéfices, au moment où il aurait pu devenir prêtre, c’est-à-dire à l’âge de 25 ans. Calvin rencontra Wolmar à Orléans et à Bourges. M. Renauld ne respecte pas plus la géographie que l’histoire.
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pour ses incontinences qui le portèrent jusqu'aux dernières extrémités du vice. Toutefois, le roi ! lui accorda son pardon, sous condition d’être fleurdelisé à l’épaule, flétrissure qui existait à cette époque, comme il y à quelque cinquante ans la marque, également à l'épaule, de la lettre F pour les forçats. La Réforme, dont Calvin devint l’apôtre à Genève et en France, ne réforma pas ses mœurs le moins du monde. Il put au contraire, délivré de tout contrôle, y donner un libre cours. Ses orgies lui coûtèrent la vie. Et Arènes [notre auteur n’a jamais lu le livre qu'il cite. Il ne sait pas même le nom de celui qui l’a écrit, lequel était non pas Arènes, avec l'orthographe des Arènes de Nîmes, mais Haren|, étudiant en médecine ?, [nouvelle invention aussi gratuite que toutes les autres. J. Haren était allé
1 Le roi n'avait rien à faire dans la question, ét les calomniateurs ordinaires de Calvin se bornent à faire intervenir | l'évêque.
2 I] n’y avait pas alors de Faculté de médecine à Genève. Un nommé Blaise Hollier fut autorisé, en 1559, à faire un cours libre. On ne sait s’il le continua jusqu’en 1564. On n’allait pas, en tout cas, à Genève pour étudier la médecine.
à Genève pour étudier la théologie, comme le reconnait Audin. Mais M. Renauld a besoin de cette invention pour justifier la présence de Haren et donner du poids à son témoionage], huguenot, avait remarqué, lors de la maladie qui emporta Calvin en 1564, à l’âge de 55 ans, certains symptômes qui l’avaient surpris et effrayé. Resté seul à veiller son cadavre [nouvelle mise en scène inventée par M. Renauld, comme la précédente a été inventée par Audin : seulement l’une contredit l’autre], il osa soulever le linceul, et se convainquit que le législateur et le théocrate avait succombé à tout autre chose qu'à la petite vérole. Calvin, en effet, mourut de la syphilis, tout simplement {. »
Voilà la légende qui continue à faire le tour de l'Europe. Nous la trouvons en Hongrie ?.
1 Ernest Renauld, Le Péril protestant, 1899, p. 20. Les mots en italiques sont en italiques dans le texte: on se demande pourquoi.
2 «Le Protestantisches Kirchen-und Schulblatt, de Rudapest, nous apporte un bouquet de citations tirées d’une histoire de l'Eglise, récemment publiée en allemand par un prêtre hongrois, Jonas Horvath, et destinée à l’enseignement religieux
Nous la trouvons en ftalie, dans un petit volume qui vaut une mention. Approuvé par les autorités ecclésiastiques, il porte un titre qui, à lui tout seul, doit faire mourir de jalousie les Audin et les Renauld : Il Tiberio della Svizzera, 1877. Jean Calvin, le Tibère de la. Suisse. À la bonne heure ! et voilà qui s’appelle nommer les choses et les gens par leur vrai nom.
Chap. IT: Premières études de Calvin à Paris : sa condamnation infamante à Noyon; ch. XIV, ‘Calvin, le Tibère de Genève; ch. XXXI, les dernières années de Calvin, p. 285: « Les maladies habituelles lassaillirent avec une plus grande violence. Elles n'étaient pas autre
scolaire. Nous y trouvons naturellement la fameuse légende du suicide de Luther, Mais, comme l’appétit vient en mangeant, le catéchiste ultramontain y joint une autre légende, celle de la mort désespérée et désespérante de Calvin. Voici ses propres assertions : «Calvin, lui aussi, fut atteint par le châtiment de Dieu. Il vivait encore qu’il commença à être rongé des vers, et son corps ‘exhalait une telle puanteur que nul ne voulait plus s'approcher de lui. Il mourut désespéré, en proférant d’horribles blasphèmes contre Dieu et en appelant les diables à son secours. » La Semaine religieuse (de Genève), du 28 juillet 1894.
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chose que les résultats épouvantables et le juste châtiment de ses habitudes criminelles. » Ch. XXXIIL. Mort de Calvin: « Ce scélérat, désespérant de son salut, invoquait les démons et vomissait jurons, imprécations, blasphèmes. Ces particularités ne sont pas mes inventions: C'est le calviniste Hareninus [sic] qui les raconte.»
Et finalement ce sont ces calomnies, sous leur forme la plus infamante... pour leurs auteurs, que la propagande populaire s’est donnée la mission de répandre en France. Outre les Causeries du dimanche, j'ai sous les veux deux autres feuilles qu'on distribue au peuple à tort et à travers. l’une, d’un beau rose, avec ce titre: Le complot protestant, dit: « Ces. deux misérables, Luther et Calvin, ont mené une existence des plus ignobles. A telles enseignes que Calvin mourut d’une maladie hon-
1 «IL Tiberio della Svixzera, ossia Giovanni Calvino, pel sacerdote Gio. Battista Lemoyne, della congregazione Salesiane, e direttore del collegio di Lanzo. Torino, 1877. A la dernière page: « Visto: nulla osta alla stampa Torino, 8 maggio 1877. D’ordine di Monsignor arcivescovo Chiuso Can. * Tommaso,
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teuse, pourri de corps après l’avoir été d’esprit.» — L'autre, intitulée: «A tous les patriotes! à tous les honnêtes gens!» dit : «Calvin, selon plusieurs historiens, fut marqué par un fer rouge pour avoir commis le crime contre nature. Lorsqu'il était encore sur les bancs de l’école, ses condisciples l’avaient surnommé Paccusatif !, et lorsqu'il fut omnipotent à Genève, 1l ne se montra que trop digne de ses commencements, faisant accuser les innocents, æt les condamnant ainsi comme coupables. Il réunit en sa personne la perfidie de Tibèré, la férocité de Néron, et il mourut d’une maladie . purulente, fruit de ses débauches. »
Ainsi toute la légende relative à la mort de. Calvin a pour fondement, comment dire ? pour noyau central, pour germe, la déclaration de Jean Haren. Il est temps de voir ce qu'ont été
4 Sur cette calomnie particulière , voir: E. Doumergue, Jean Calvin, I, p. 73-75.
RL LES exactement ce Jean Haren et cette déclaration. |
Jean Haren naquit en 1540 à Valenciennes î.
Son père, riche marchand d’étoffes en laine, subit le martyre, pour la foi évangélique, em 1568. Quant à lui, il devint chapelain, aumônier des troupes de Jean Casimir, dans sa campagne de France, en 1575. L'année suivante, il commença à être soupçonné de catholicisme. Pour conserver ses biens, il rechercha en effet le pardon du duc d’Albe. Cependant, jusqu’en 1578, il resta pasteur wallon à Dordrecht. À ce moment, il fut appelé, non sans protestations, à Bruges, où il devint un instrument d'opposition contre le chef du parti protestant, le prince d'Orange. Il fut enfin déposé par le Synode de Delft, en 1584.
Alors il va à Anvers, se retire chez les Jésuites, apostasie, et son pamphlet est publié en 1586. Il faut en lire attentivement le titre complet :
1 Fr. W. Cuno, Franciscus Junius der ällere, Professor der Theologie und Pastor (1545-1662). 1891. Voir chap. XIV, . p. 103-116.
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« Les causes justes et équitables, qui ont meues Jean Haren, jadis ministre, de quitter la religion prétendue réformée, pour se renger au giron de l'Eglise catholique. Récitées publicquement au peuple d'Anvers en la grande salle du collège des Pères de la Société de Jésus, le IX jour de mars 1586, par le dit Haren, et depuis envoyées par escript à son bon seigneur et amy Philippe D. — Jérémie 6 : 15, * etc. En Anvers, chez Pierre Bellére à l’escu de Bourgoigne, 1586, avec privilège du Roy. ».
On voit tout de suite ce qu'il faut penser, quand on présente ce pamphlet comme l’œuvre d’un calviniste, et d’un disciple de Calvin. La vérité est qu'il est l’œuvre non seulement d’un | disciple, mais d’un pensionnaire des Jésuites. - Ce n’est pas tout à fait la même chose ?.
Mais précisons.
4 Voir p. 39, note f.
211 est intéressant de constater la propagande effrénée à laquelle les Jésuites se livrèrent pour répandre le volume, rédigé dans leur maison et sous leurs yeux. La même année 1586, le pamphlet, publié deux fois en français, est traduit en hollandais (exemplaire à la bibliothèque de Leyde), en allemand deux fois (une édition parut à Cologne, une autre
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Immédiatement (1586) un des calvinistes les plus autorisés, François Dujon (Franciscus Junius) prit la plume. Avec une bonne foi absolue, il reproduisit et réfuta le traité de Haren, page par page, dans son Admonition chrestienne!. Or, une de ses premières remarques n’est pas la moins importante. On est en effet frappé, en lisant le pamphlet de Haren, du fait que l’auteur parle tantôt à la troisième personne, et tantôt à la première.
Voici, par exemple, le début: « Premièrement, à! dit que naissant au monde...» Ce
à Ingolstadt). L'année suivante, une nouvelle édition française parut à Anvers. Mgr. Räss signale deux nouvelles éditions en 1599, l’une à Nancy, l’autre à Cologne. Un auteur attribue en grande partie à ce pamphlet la ruine de l'Eglise réformée en Flandre (Cuno, p. 114).
1 En voici le titre: « Admonition chrestienne de F. Dujon, fidèle serviteur de Dieu, aux chrestiens des Pays-Bas, respondante aux fausses doctrines, blasmes et calomnies de Jean Haren, contre les Eglises des protestants, et les ministres d’icelles, en un livret intitulé : Les causes justes et equitables qui ont meuë Jean Haren, jadis ministre, de quitter La religion prétendue réformée, pour se renger au giron de l'Eglise catholique, M.D.LXXX VI. » Exemplaire de la Bibliothèque de Leyde. Une traduction allemande parut en 1602: la Bibliothèque de Munich en possède un exemplaire.
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n’est donc pas Haren lui-même qui a rédigé ces pages.
Dujon, constatant que le livre est sorti de la maison des Jésuites, conclut: «Pour le premier donques nous avons à noter que ce n’est point Jean Haren, qui a escript ce discours; mais que les Jésuites s’estimans estre meilleurs et plus habiles cuisiniers, pour luy faire sa sausse, ont dressé le tout à leur direction et avantage. Vovylà pourquoi, tant icy qu'en la plus grande partie de ce discours, on a usé de ces mots:
il dit, il confesse, et autres semblables. Mais, en d’autres endroits, ils ont oublié leur style, et discouru comme si Haren en estoit l’auteur, disant : Je say très bien, j'ay veu, en ma présence, etc. D'où vient cela, je vous prie, sinon de ce que Jean Haren a donné des lopins aux Jésuites, que puis après ils ont ainsi habillez et rapetassez à plaisir!. »
Ainsi le fameux pamphlet d’un calviniste et d’un disciple -de Calvin, non seulement est l’œuvre d’un disciple et d’un pensionnaire des jésuites, mais il est le résultat d’une étrange
1 Dujon, Admonition, p. 23.
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collaboration du dit apostat avec ses nouveaux patrons. Nous savons que J. Haren a prononcé un'discours, mais nous ne savons pas le texte exact de ce discours. Le texte que nous possédons est un texte remanié par les jésuites, et il n’est plus possible de savoir ce qui vient de Haren, et ce qui vient des jésuites! | . Continuons à préciser. Haren se présente, ou bien est présenté, comme un témoin oculaire.
Or F. Dujon se trouvait précisément à Genève en même temps que J. Harent. Il le connut fort bien. Il dit: «Car aussi pour lors j’ay bien conneu Haren, tout frès venu de son pays, follastre comme un chevreau, duquel la compaignie où il se tenoit faisoit ses risées, à pleine bouche, s’esmerveillant de ceste jeunesse, et quasi enfance présomptueuse, sans letres, sans jugement, sans grâce, qui estimoit tout de soy et n’avoit rien?. »
Quant à la prétendue visite de ce Haren, à Calvin mourant, pour Dujon c’est un pur
1 Dujon arriva à Genève le 17 mars 1562, et en repartit en 4565. — Voir Fr. W. Cuno, Franciscus Junius, etc. 2 Dujon, Admonition, p. 91.
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mensonge, contraire même à toute vraisemblance:
« Si la fin chrestienne de Calvin, accompaignée d'une saincte patience, jusques à la mort, en ses angoisses, a servi à la gloire de Dieu, (comme certainement elle a), en présence de plusieurs personnes honorables et craignans Dieu, comment s'élèvent aujourd’huy des grenoilles, qui, à force de crier coax, pensent tant gaigner sur le monde, que les gens de bien ne puissent avoir à jamais audience. Mesmement un tel grenoiïllat comme Haren, qui ne pourroit lever le museau hors de l’eau, si les jésuites ne luy prestoyent le dos pour l’élever.…. Il dit que Calvin est mort désespéré, c’est mensonge. Il dit qu’il le peut affermer pour avoir esté présent et tesmoin oculaire de sa mort, c’est encor un autre mensonge... Calvin n’estoit pas si affamé de visites ne si destitué de bons et amiables visiteurs, qu’il fallust aller quérir vers la porte de Rive! un nouveau venu, pour l’aller garder en son extrémité, et l’amener jusqu’à l’autre costé de la ville de Genève.
1 Un quartier de Genève, où habitait J, Haren.
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Et vous aussi, Haren, n’estiez-vous pas si habile que, pour vos beaux yeux, on voulust importuner Calvin, contre sa propre volonté, de vous présenter devant Iuy, puisqu'il avoit requis qu'on priast Dieu pour luy, et qu'on le laissast en repos. J’estoye, de ce temps, en compaignie de gens qui, ordinairement, avoyent nouvelles de luy, et avoyent bon accès à luy: mais jamais il ne me print envie de luy estre importun, entendant son indisposition et son affection 1. » |
Aussi bien, nous l’avons vu, nos calomniateurs du dix-neuvième siècle ont-ils ‘compris que les jésuites du seizième avaient commis une maladresse, et ils se sont mis en devoir de la corriger.
Au lieu de s’en tenir au texte même qu'il invoque, Audin suppose que Haren s’introduisit furtivement, après la mort du Réformateur, dans la chambre mortuaire. [l suppose donc que cette chambre était vide, et que personne ne gardait le corps. Nous savons que Calvin mourut à huit heures du soir, et fut mis en
1 Dujon, Admonition, p. 349, 350.
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bière le lendemain matin, à huit heures : il faudrait donc supposer qu’on laissa, pendant la nuit, la chambre vide, et les portes ouvertes! Comme c’est vraisemblable, alors que, de tous côtés, amis et curieux demandaient à voir le mort une dernière fois! Comme c’est vraisemblable, surtout dans l’hypothèse d’une infamie à cacher!
Il n’était pas inutile qu’un auteur de la valeur de M. Renauld vint au secours d’Audin et des jésuites d'Anvers. De sa propre autorité, il fait, de l’étudiant en théologie J. Haren, un étudiant en médecine, et, au lieu de lintroduire furtivement dans une chambre abandonnée, il l’installe bravement au chevet du cadavre, de telle façon que les parents et les amis du Réformateur, ayant jeté un linceul sur le corps pour cacher les ravages de la maladie honteuse, laissèrent le petit inconnu tout seul, ayant toute une nuit pour bien examiner ce qu'il était de l’intérêt suprême de dérober à tous les veux! Il n’v a que des calomniateurs attitrés pour s’embarrasser à ce point dans les filets de leurs propres calomnies!